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Dernières Infos - Liban

Des portraits de Souleimani sur la route de l'aéroport de Beyrouth

Un portrait à l'effigie du général iranien Kassem Soleimani, le 5 janvier 2020 sur la route de l'aéroport de Beyrouth, deux jours après la mort du haut responsable militaire dans une frappe américaine en Irak. Photo Nayla Tabbara

Des portraits à l'effigie du puissant général iranien Kassem Soleimani, commandant de la force d’élite al-Qods, tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans un bombardement sur l'aéroport de Bagdad sur ordre du président américain Donald Trump, ont été accrochés sur la route de l'aéroport de Beyrouth, a pu constater dimanche L'Orient-Le Jour.

Des portraits d'Abou Mehdi al-Mouhandis, l'homme de l'Iran en Irak et numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité, ont également été affichés dans cette région située au sud de Beyrouth et connue pour être un fief du Hezbollah.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit se prononcer aujourd'hui un discours au sujet de la mort du général Soleimani. Vendredi déjà, le chef du Hezbollah avait déjà promis "le juste châtiment" aux "assassins criminels" responsables de la mort de Kassem Soleimani. "Apporter le juste châtiment aux assassins criminels (...) sera la responsabilité et la tâche de tous les résistants et combattants à travers le monde entier", avait affirmé le chef du Hezbollah.

Le Hezbollah utilise généralement le terme de "Résistance" pour désigner le mouvement et ses alliés, Iran et Syrie en tête, dans leur lutte contre Israël et la présence militaire des Etats-Unis dans la région, qu'il dénonce comme une puissance impérialiste.

Depuis l'assassinat du général Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, le monde entier redoute la déflagration. D'un côté, Téhéran crie "vengeance" et menace d'une réponse "militaire", de l'autre, le président américain Donald Trump menace de détruire 52 sites iraniens --autant que le nombre d'Américains otages pendant plus d'un an dans l'ambassade américaine à Téhéran en 1979.

L'Iran a directement participé à la création du Hezbollah et l'alliance se maintient depuis des décennies. Le Hezbollah a des combattants déployés en Syrie pour soutenir avec les forces iraniennes le pouvoir de Bachar el-Assad.

Dans un rare entretien diffusé en octobre à la télévision d'Etat iranienne, le général Soleimani avait indiqué qu'il était présent à l'été 2006 au Liban au côté du Hezbollah lors de sa confrontation avec Israël. Le général avait assuré être resté au Liban pratiquement tout au long de la durée de cette guerre de plus de trente jours. Il avait raconté comment, pris sous des bombardements israéliens sur la banlieue sud de Beyrouth, il avait évacué Hassan Nasrallah de la "chambre d'opérations" où il se trouvait, avec Imad Moghniyé, haut commandant militaire du Hezbollah tué en 2008. Selon son récit, lui et Moghniyé font passer le chef du Hezbollah cette nuit-là d'abri en cachette avant de revenir tous deux à leur centre de commandement.

Des portraits à l'effigie du puissant général iranien Kassem Soleimani, commandant de la force d’élite al-Qods, tué dans la nuit de jeudi à vendredi dans un bombardement sur l'aéroport de Bagdad sur ordre du président américain Donald Trump, ont été accrochés sur la route de l'aéroport de Beyrouth, a pu constater dimanche L'Orient-Le Jour.Des portraits d'Abou Mehdi al-Mouhandis, l'homme de l'Iran en Irak et numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité, ont également été affichés dans cette région située au sud de Beyrouth et connue pour être un fief du Hezbollah.Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit se prononcer aujourd'hui un discours au sujet de la mort du général Soleimani. Vendredi déjà, le chef du Hezbollah avait déjà promis "le...