À l’image de JaVale McGee (Lakers) écrasé par Myles Turner (Pacers) lors du quatrième quart-temps, les Los Angeles Lakers ont concédé leur quatrième revers de la saison à Indiana face aux Pacers (105-102). Mardi soir (hier matin au Liban), les Lakers étaient à deux matches d’égaler le record NBA du nombre de victoires consécutives en déplacement, détenu par les… Lakers de la saison 1971-1972 qui l’avaient porté à 16 succès. Mais les Pacers ont décidé de les arrêter, jouant un mauvais tour à leur ancien entraîneur Frank Vogel, aujourd’hui sur le banc des Lakers. Brian Spurlock/USA Today Sports/Reuters
Les Lakers et les Bucks leaders sans partage, Giannis Antetokounmpo, LeBron James, Luka Doncic et James Harden en vedette, les Clippers dans le coup, le Heat en équipe surprise : premier bilan au tiers de la saison NBA.
Des Lakers « showtime »
Le meilleur bilan et le spectacle en prime : avec 24 succès en 28 matches et des actions d’éclat quasiment à chaque sortie, les Los Angeles Lakers sont passés de candidats sérieux déclarés pour le titre à équipe à battre, tant leur domination est manifeste dans une conférence Ouest pourtant très relevée. En mission, LeBron James, reconverti meneur, et Anthony Davis, dominant à l’intérieur, brillent par leur entente et leur efficacité. Autour d’eux se démène un effectif dévoué à la cause commune, qui donne raison au recrutement de l’été. Outre l’évidence Davis, Dwight Howard est redevenu redoutable sous les panneaux, secteur qu’il partage sans problème d’égo avec JaVale McGee, et Danny Green est bien l’élément précieux espéré à 3 points et en défense. « Je ne pense pas avoir aussi bien débuté une saison. J’ai fait partie de quelques équipes spéciales, dont la cohésion sur le terrain était incroyable, mais jamais à ce point », a récemment confié Green, vainqueur de deux bagues NBA avec San Antonio (2014) et Toronto (2019).
Les Bucks confirment
Les seuls à suivre le rythme des Lakers sont les Milwaukee Bucks, qui présentent un bilan similaire (24 victoires-4 défaites), mais dominent certains secteurs statistiques comme les moyennes de points marqués, de rebonds captés ou encore de pourcentage aux tirs. Le grand artisan de cette entame est évidemment Giannis Antetokounmpo, qui terrorise toujours autant les défenses adverses, mais le collectif, renforcé par un nouveau lieutenant, Eric Bledsoe, est parfaitement huilé. La solidité est à tous les étages, l’expérience en plus, chez la franchise du Wisconsin qui reste sur une série impressionnante de 18 victoires. À ce rythme, elle peut espérer renouer avec les finales NBA, 46 ans après la défaite contre Boston et 49 ans après son seul sacre face à Baltimore.
Les Clippers en embuscade
Avec Kawhi Leonard et Paul George dans leurs rangs, les oubliés de Los Angeles sont entrés dans la lumière, au point que certains voient en cette équipe le futur champion NBA. Le début de saison n’est pas écrasant, avec un bilan de 21 victoires pour 8 défaites, mais laisse entrevoir un fort potentiel, tant les LA Clippers possèdent un groupe armé pour les joutes des play-offs, avec sûrement le meilleur banc de la Ligue, d’où émergent Montrezl Harrell et Lou Williams. En n’hésitant pas à parfois recourir au « load management » pour Leonard, la franchise donne l’impression d’attendre patiemment son heure printanière.
Le Heat au hit-parade
À l’Est, à la lutte avec les Philadelphia 76ers et les Boston Celtics derrière les Bucks, le Miami Heat n’était pas attendu à ce niveau de performance. A fortiori avec une équipe assez jeune, qui ne compte qu’une star, Jimmy Butler. Ce dernier semble pour la première fois s’épanouir en leader au sein d’un groupe qui ne manque pas de talents, à l’image des rookies (débutants) Kevin Nunn et Tyler Herro ainsi que du jeune pivot Bam Adebayo. Le tout en pratiquant un basket décomplexé, prôné par Erik Spoelstra.
La course au MVP
Ils sont quatre à banaliser les exploits, mais l’un d’entre eux n’était pas attendu pour être si fort, si tôt. Luka Doncic (20 ans) époustoufle ! Proche d’un triple double de moyenne (29,3 points, 9,6 rebonds et 8,9 passes décisives par match), il en a réussi déjà huit en deux mois, autant que la saison passée. Formidable créateur, il fait des Dallas Mavericks de sérieux outsiders. Avec des statistiques encore en progrès (31,7 points, 12,8 rebonds et 5,3 passes décisives par match), le MVP (meilleur joueur) de la saison passée, Giannis Antetokounmpo, est plus que jamais candidat à sa propre succession. Et, à bientôt 35 ans, son basket n’a jamais semblé si complet : LeBron James défie le temps et, bien aidé par Anthony Davis, se mue en meilleur passeur de la Ligue (10,6 passes décisives de moyenne, 25,9 points et 7,4 rebonds par match) pour ramener les Lakers à l’époque dorée du « showtime », en attendant peut-être de les ramener au titre. Enfin, de loin le meilleur marqueur de la Ligue (38,9 points de moyenne par match), James Harden a réalisé 11 des 14 meilleures performances au score à ce stade. Des chiffres stratosphériques qui trahissent surtout des exploits de soliste.
Source : AFP

