Plusieurs manifestants libanais ont empêché l'accès sur leur lieu de travail vendredi matin des employés de certaines administrations publiques de Tripoli (Liban-Nord), notamment la société de production de courant Kadicha et des bureaux dépendants du ministère des Finances, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Des actions ciblées ont eu lieu devant certaines écoles, les protestataires souhaitant empêcher les élèves de se rendre en cours. Malgré ces initiatives, tous les établissements scolaires et les administrations ont ouvert normalement leurs portes dans la capitale du Liban-Nord, précise l'agence. La circulation était par ailleurs normale dans les rues de la ville, malgré une brève fermeture à l'aube de l'autoroute côtière au niveau de l'hôtel Palma.
Des étudiants et activistes se sont en outre mobilisés dès le début de la matinée pour nettoyer la place el-Nour, épicentre de la contestation à Tripoli.
Depuis 51 jours, les Libanais sont mobilisés contre la classe dirigeante, accusée de corruption et d'incompétence.

