Le prince héritier Mohammad ben Salmane, en novembre 2016. Archives AFP
Dans un geste historique, l’Arabie saoudite a accordé hier la nationalité saoudienne à des étrangers travaillant dans des domaines tels que la médecine et la technologie, rapporte le quotidien émirati The National. Ce type de décisions s’inscrit dans le plan de restructuration économique et sociale initié par le prince héritier Mohammad ben Salmane visant à diversifier l’économie saoudienne. La nationalité est très difficile à obtenir dans les pays du Golfe. La loi saoudienne actuelle sur la nationalité autorise la naturalisation d’étrangers qui ont la résidence permanente dans le royaume depuis au moins cinq ans. En revanche, afin d’obtenir la résidence permanente, il leur faut un sponsor saoudien, ce qui n’est pas facile à avoir.
Le décret royal stipule que « les candidats du monde entier qui ont demandé la nationalité et qui répondent aux critères se verront attribuer la nationalité », notamment les Yéménites. Cette réforme permettra en outre de résoudre en partie le problème des enfants nés de mères saoudiennes et de pères étrangers. Le royaume wahhabite espère ainsi attirer « des scientifiques, des intellectuels et des innovateurs du monde entier, afin de lui permettre de devenir un pôle diversifié », a écrit sur Twitter Saudi Project, une plate-forme gouvernementale. Des experts en sciences médico-légales et médicales, en technologie, en agriculture, en énergies nucléaires et renouvelables, en pétrole et en gaz et en intelligence artificielle pourraient obtenir la nationalité. Les personnes impliquées dans les arts, les sports et la culture sont également incluses.
Le mois dernier, le royaume a octroyé son premier lot de visas de résidence « premium » destinés aux investisseurs, médecins, ingénieurs ou hommes d’affaires souhaitant y vivre. Le programme offre aux ressortissants étrangers et à leurs familles des visas de longue durée et des privilèges qui n’étaient auparavant pas disponibles pour les non-Saoudiens. Le royaume a également annoncé en septembre le lancement de nouveaux visas touristiques multi-entrées.

