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Liban

Contestation : Aoun appelle de nouveau les protestataires au dialogue

Le président Michel Aoun lors d'un discours, le 31 octobre 2019, à Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le président libanais, Michel Aoun, a de nouveau appelé mardi soir, lors d'un entretien retransmis sur les différentes chaînes de télévision libanaises, les protestataires dans la rue depuis près d'un mois au dialogue "afin de mener les réformes nécessaires, combattre la corruption et édifier un État". Le président avait lancé un appel dans le même sens lors d'un discours prononcé à l'occasion du mi-parcours de son mandat et lors d'une manifestation de partisans aounistes il y a deux semaines au palais de Baabda.

"Le mouvement de contestation a commencé par des revendications économiques puis politiques et ces revendications sont justes. J'ai appelé à rencontrer les protestataires, mais je n'ai jamais eu de réponse", a-t-il dénoncé. Et de poursuivre : "Comment envisager une solution à cette crise si dans les rangs des protestataires il n'y a personne qui veuille dialoguer ?". "Nous devons regagner la confiance du peuple et cela nécessite du temps, je vous appelle à me retrouver à mi-chemin pour voir ce qu'il est possible de faire", a-t-il ajouté à l'adresse des contestataires.

Ces propos interviennent alors que les tractations politiques traînent depuis la démission, le 29 octobre, du Premier ministre Saad Hariri, sous la pression d'un mouvement inédit de contestation contre la classe dirigeante, qui est entré dans son 27ème jour. Le départ du cabinet n'a pas calmé les protestataires, qui réclament encore la chute de toute la classe politique, accusée de corruption, la formation d'un cabinet de technocrates indépendants des forces politiques et de nombreuses autres revendications d'ordre socio-économique.

La révolte populaire libanaise a été déclenchée le 17 octobre par l'annonce surprise d'une taxe sur les appels via les messageries instantanées comme WhatsApp. Cette mesure a été rapidement annulée mais la colère ne s'est pas apaisée contre la classe dirigeante, jugée incompétente et corrompue dans un pays qui manque d'électricité, d'eau ou de services médicaux de base, trente ans après la fin de la guerre civile (1975-1990).

Le président libanais, Michel Aoun, a de nouveau appelé mardi soir, lors d'un entretien retransmis sur les différentes chaînes de télévision libanaises, les protestataires dans la rue depuis près d'un mois au dialogue "afin de mener les réformes nécessaires, combattre la corruption et édifier un État". Le président avait lancé un appel dans le même sens lors d'un discours...