Remise du Prix de la littérature 2019 à l’IMA.
Le Prix de la littérature arabe a été décerné jeudi à l’écrivain égyptien Mohammad Abdelnabi pour son livre La chambre de l’araignée (Actes Sud/Sindbad).
Le prix, doté de 10 000 euros grâce à la Fondation Jean-Luc Lagardère, a été créé en 2013 par l’Institut du monde arabe (IMA) présidé par Jack Lang.
En attribuant son prix, le jury, présidé par Pierre Leroy, cogérant de Lagardère SCA et composé de personnalités du monde des médias, des arts et de la culture, ainsi que de spécialistes du monde arabe, a salué « un écrivain audacieux au style affirmé et percutant qui fait plonger le lecteur au cœur des tabous de la société égyptienne et arabe ». La chambre de l’araignée est un « roman qui se veut une ode à la tolérance et à l’humanisme». Le prix de la littérature arabe est « une caisse de résonance pour les écrivains qui témoignent de l’extraordinaire vitalité de la littérature contemporaine arabe », a rappelé Jack Lang.
Sorti en français en avril dernier, La chambre de l’araignée, traduit de l’arabe par Gilles Gauthier, est le second roman de Mohammad Abdelnabi, âgé de 42 ans.
Le roman raconte la tragique histoire de Hani Mahfouz, jeune homosexuel égyptien arrêté et emprisonné plusieurs mois en raison de son orientation sexuelle. Victime d’incessantes humiliations, il sort de prison brisé physiquement et moralement, incapable désormais de parler.
Reclus dans une petite chambre d’hôtel, où seule une araignée comble sa solitude, il entreprend de consigner son histoire depuis son enfance, la croisant avec celles de ses compagnons d’infortune durant son arrestation, tous victimes de l’incompréhension de leurs proches et d’un rejet social quasi unanime.
L’an dernier, le Prix de la littérature arabe avait récompensé l’Égyptien Omar Robert Hamilton pour La ville gagne toujours (Gallimard).
Source : AFP

