Tennis / Fed Cup

À Perth, le défi du bout du monde des Françaises

« Trouver les solutions pour gâcher la fête » à la n°1 mondiale Ashleigh Barty et ses partenaires australiennes : tel est le défi auquel s’attellent les Bleues en finale de la Fed Cup, aujourd’hui et demain, à Perth (Australie). Un succès français, le troisième après 1997 et 2003, viendrait, dès la première campagne de Julien Benneteau dans le rôle de capitaine, parachever la saison des retrouvailles entre Caroline Garcia et ses coéquipières après deux ans de brouille.

L’obstacle n°1 qui sépare les Bleues du trophée s’appelle Ashleigh Barty. À 23 ans, l’Australienne a explosé au plus haut niveau en 2019 en s’offrant son premier sacre en grand chelem à Roland-Garros, puis en couronnant sa saison d’un triomphe au Masters réunissant les huit meilleures joueuses de l’année il y a moins d’une semaine, à Shenzhen (Chine). En prime, elle est devenue la toute première Australienne à terminer l’année n° 1 mondiale. En Fed Cup, son bilan en ferait pâlir plus d’une : sur 19 matches joués depuis 2013, Barty en a remporté 17 !

Mieux, elle y reste sur une série de 14 victoires et a apporté 3 points (2 en simple et 1 en double) à son équipe lors de chacun des deux premiers tours de la campagne 2019, aux États-Unis et face au Belarus. Depuis sa défaite face à l’Ukrainienne Elina Svitolina au 1er tour du Groupe mondial II à l’hiver 2017, ni elle ni l’Australie ne se sont plus inclinées.

« Quand vous jouez une finale de Fed Cup contre l’équipe de la n°1 mondiale, à l’extérieur, vous ne pouvez pas dire que vous avez un avantage », convient Benneteau, loin toutefois de s’avouer vaincu pour autant. Face à la Barty-dépendance australienne – atténuée toutefois par l’éligibilité de dernière minute d’Ajla Tomljanovic, d’origine croate mais naturalisée –, le capitaine de l’équipe de France souligne le fait qu’il dispose de « beaucoup d’options en simple comme en double ». Toutefois, la logique a été respectée : les n° 1 et n° 2 françaises, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia, ont été choisies par le capitaine pour les deux premiers matches de simple. C’est Mladenovic (40e mondiale) qui va entrer la première sur le court bleu de la RAC Arena, opposée à la n° 2 australienne Ajla Tomljanovic (51e mondiale). Puis Garcia (45e mondiale) défiera ensuite Barty. Selon le tirage au sort effectué hier matin, le duo Garcia/Mladenovic a également été retenu pour l’éventuel double décisif, tandis que Barty et Samantha Stosur ont été associées côté australien.

Les Bleues font un atout de leur expérience de la finale 2016. Alors sous la houlette d’Amélie Mauresmo, elles avaient perdu au double décisif contre la République tchèque, à Strasbourg. « On sait ce qu’est une finale de Fed Cup, pas les Australiennes, c’est un facteur important », estime Caroline Garcia. « C’est un gros avantage de savoir comment ça se passe, la pression qu’il y a », abonde Kristina Mladenovic. Et si la gestion de cette pression, à domicile, se révélait le talon d’Achille des joueuses d’Alicia Molik ? C’est la première fois depuis 26 ans que l’Australie s’invite en finale. Et ça fait près d’un demi-siècle (1974) qu’elle ne l’a plus gagnée.

Source : AFP


« Trouver les solutions pour gâcher la fête » à la n°1 mondiale Ashleigh Barty et ses partenaires australiennes : tel est le défi auquel s’attellent les Bleues en finale de la Fed Cup, aujourd’hui et demain, à Perth (Australie). Un succès français, le troisième après 1997 et 2003, viendrait, dès la première campagne de Julien Benneteau dans le rôle de...

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