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Discussions sur la Constitution syrienne : "mieux que prévu" selon l'ONU

AFP
08/11/2019

L'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie a déclaré vendredi que les discussions cette semaine à Genève sur la Constitution syrienne s'étaient déroulées "mieux que prévu" et a annoncé un nouveau round le 25 novembre.

"Nous avons eu des discussions intenses cette semaine entre les 45 membres du Comité", a déclaré Geir Pedersen lors d'une conférence de presse. "Franchement, je pense que ça s'est passé bien mieux que ce à quoi s'attendaient la plupart des gens", a-t-il dit.

Le Comité constitutionnel, chargé de réformer la Constitution de 2012 en vue de prochaines élections, a été inauguré le 30 octobre au Palais des Nations, siège européen de l'ONU, en présence de 150 personnes représentant, à parts égales, le gouvernement de Damas, l'opposition et la société civile syrienne. Un comité restreint de 45 membres s'était ensuite réuni à partir de lundi pour entrer dans le détail de la Constitution.

"Ils ont commencé à aborder des questions à la fois difficiles et douloureuses", a déclaré l'émissaire spécial, sans vouloir élaborer. "Cela a donné lieu parfois à des discussions très pénibles", a-t-il reconnu, tout en se félicitant de ce "très bon début". "Tous les membres ont appris à s'écouter mutuellement", a-t-il poursuivi.

M. Pedersen a annoncé que le prochain round débutera le 25 novembre.

Le chef de la délégation gouvernementale, Ahmad Kuzbari, a pour sa part longuement insisté sur la lutte contre le terrorisme. "Le terrorisme est une question fondamentale pour nous. Toutes les parties doivent être d'accord avec ça", a-t-il dit. Interrogé sur l'avenir de la Syrie, M. Kuzbari a répondu que lui et sa délégation n'étaient pas venus à Genève "pour construire un nouvel Etat". "La Syrie a une Constitution, une armée, des institutions. Nous sommes venus ici pour réformer la Constitution et demander ensuite au peuple de l'adopter", a-t-il martelé. 

Le chef de la délégation de l'opposition, Hadi Albahra, a reconnu que les discussions n'ont "pas été faciles".  "Nous avons tous dû être raisonnables et surmonter nos différences." M. Albahra a révélé que les représentants du gouvernement et de l'opposition ne s'étaient pas serré la main. "C'était la première réunion. Nous ne nous sommes rencontrés que dans la salle de réunion", a-t-il dit.

Faire discuter autour d'une même table gouvernement et opposition est en soi un progrès, car jusqu'ici le représentant de l'ONU devait faire la navette entre les délégations qui se trouvaient dans deux salles différentes.

Interrogé sur le terrorisme, le chef de la délégation de l'opposition a répondu : "Nous sommes contre toute organisation terroriste". Il a toutefois relevé qu'il avait lui-même était présenté comme un "terroriste" par le gouvernement de Damas. "Vous voyez qu'il y a un énorme fossé sur la définition du terrorisme."

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