Mardi 29 octobre 2019, les manifestants remontent les tentes de la contestation, dans le centre-ville de Beyrouth. Photo M.H.
Peu de temps après l'attaque perpétrée par les hommes du Hezbollah dans le centre-ville de Beyrouth, les manifestants ont commencé, mardi dans l'après-midi à remonter les tentes qui avaient été érigées dans ce qui représente le cœur de la mobilisation.
Parallèlement, le Premier ministre Saad Hariri a annoncé qu'il allait se rendre au palais de Baabda pour remettre au président Michel Aoun sa démission.
Mardi, au 13e jour consécutif de la révolte inédite contre le pouvoir libanais, la nervosité et la tension dans la rue sont montées d'un cran. Des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal ont attaqué le centre-ville de Beyrouth et ont saccagé les tentes installées, place Riad el-Solh et place des Matyrs, par les manifestants anti-gouvernement. L'armée s'est fortement déployée dans le secteur afin de protéger les protestataires et les forces anti-émeute ont fait usage de gaz lacrymogène. Cette violente attaque aurait fait des blessés selon des témoins, mais aucun bilan précis n'est disponible pour le moment.


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