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Syrie : Erdogan accuse l'Occident de "s'être rangé aux côtés des terroristes"


AFP
21/10/2019
Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé lundi les pays occidentaux de "s'être rangés aux côtés des terroristes" contre la Turquie en critiquant l'offensive d'Ankara contre les forces kurdes en Syrie.

"Vous arrivez à y croire ? Tout l'Occident s'est rangé aux côtés des terroristes et ils nous ont attaqués tous ensemble. Parmi eux, les pays de l'OTAN et les pays de l'Union européenne. Tous", a déclaré M. Erdogan dans un discours à Istanbul.

La Turquie a déclenché le 9 octobre une offensive dans le nord-est de la Syrie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe qu'elle qualifie de "terroriste" mais qui est soutenu par les pays occidentaux contre l'organisation Etat islamique (EI).

Cette opération militaire, suspendue jeudi à la faveur d'une fragile trêve négociée entre Ankara et Washington, a été vivement critiquée par la communauté internationale, au grand dam de M. Erdogan qui exhorte l'OTAN, dont fait partie la Turquie, à faire preuve d'"empathie".

"Je croyais que vous étiez contre le terrorisme ? Quand avez-vous commencé à agir de concert avec les terroristes ?", a grondé le président turc lundi. "Les YPG sont-elles devenues un membre de l'OTAN sans que j'en sois prévenu ?", a-t-il ironisé.

Selon Ankara, l'opération militaire contre les YPG vise à mettre en place une "zone de sécurité" séparant la frontière turque des territoires contrôlés par les combattants kurdes.

Jeudi, M. Erdogan et le vice-président américain Mike Pence ont conclu un accord prévoyant l'arrêt des combats pendant "120 heures", soit jusqu'à mardi soir, afin de permettre aux forces kurdes de se retirer de leurs positions situées dans le projet turc de "zone de sécurité".

"Une grande partie des 120 heures est maintenant écoulée", a souligné lundi M. Erdogan. La Turquie a affirmé que l'offensive reprendrait si les YPG ne respectaient pas l'accord.

Le président turc doit se rendre mardi en Russie pour s'entretenir avec son homologue Vladimir Poutine de la Syrie, un dossier sur lequel les deux dirigeants coopèrent étroitement en dépit de leurs intérêts divergents.

"Nous allons discuter de la situation en Syrie et, si Dieu le veut, nous prendrons les mesures qui s'imposent", a déclaré M. Erdogan.

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