Liban

"A bas le règne du dollar" : manifestation de partisans du PCL devant l'Association des banques

Un manifestant appelant les responsables à "rendre l'argent des prêts au logement", devant le siège de l'Association des banques à Beyrouth, le 13 octobre 2019. Photo Acil Tabbara

Quelque 300 personnes se sont rassemblés dimanche matin, à l'appel de la section de jeunesse du Parti communiste libanais (PCL), devant l'Association des banques, dans le centre-ville de Beyrouth, afin de protester contre les établissements bancaires, qu'ils estiment à l'origine de la "crise du dollar" que connait actuellement le pays.

"A bas le règne du dollar", "A bas le règne des banques", criaient les manifestants, qui ont marché vers le siège de la Banque centrale à Hamra, au milieu d'un important déploiement des forces de sécurit. "Dites à Riad le bourreau (le gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé, NDLR), nous avons décidé de lutter", répétaient également les protestataires, qui ont traité les responsables politiques et financiers de "voleurs".

"Nous sommes rassemblées pour réclamer nos droits", a affirmé à l'OLJ Riham Roumiéh, une jeune militante du PCL, détentrice d'une maîtrise et sans emploi. "Nous sommes au chômage, nous sommes perclus de dettes, nous ne pouvons pas accéder à un emploi si nous n'avons pas de wasta (piston). Notre rassemblement devant l'Association des banques est un message, pour dire que la crise du dollar aujourd'hui est provoquée par les établissements bancaires".

La dégradation de la situation économique du pays est combinée depuis septembre à un resserrement de la circulation de dollars sur le marché local, où le billet vert cohabite avec la livre, à un taux fixé par la BDL (1.507,5 livres pour un dollar). Or les retraits de dollars à travers les distributeurs automatiques et les guichets ont récemment été fortement limités, tandis que le prix demandé par les changeurs, et depuis peu même par certains commerçants, a dépassé le seuil des 1.600 livres. Cette situation a notamment fait réagir certains professionnels, comme les distributeurs de carburant, les minotiers ou les importateurs de médicaments, qui doivent payer leurs marchandises en dollars, mais sont majoritairement payés en livres libanaises par les consommateurs.


Quelque 300 personnes se sont rassemblés dimanche matin, à l'appel de la section de jeunesse du Parti communiste libanais (PCL), devant l'Association des banques, dans le centre-ville de Beyrouth, afin de protester contre les établissements bancaires, qu'ils estiment à l'origine de la "crise du dollar" que connait actuellement le pays.

"A bas le règne du dollar", "A bas le règne...