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Sport - Championnats Du Monde D’Athlétisme

Warholm maître des haies ; Lasitskene toujours plus haut

Pour le premier 800 m dames disputé depuis la mise en place du règlement sur les athlètes hyperandrogènes, Halimah Nakaayi succède à Caster Semenya, la grande absente des Mondiaux au Qatar.

Karsten Warholm a conservé son titre du 400 m haies au terme d’une course qui n’est pas allée aussi vite qu’espéré, mais qui a logiquement consacré le hurdleur le plus impressionnant de la saison. La finale d’anthologie attendue entre Warholm, Rai Benjamin et Abderrahman Samba n’a pas eu lieu. Kirill Kudryavtsev/AFP

Pas de record du monde, mais le doublé pour Karsten Warholm : l’athlète norvégien est resté maître du 400 m haies aux championnats du monde d’athlétisme à Doha, capitale du Qatar, au terme d’une course qui n’est pas allée aussi vite qu’espéré, mais qui a logiquement consacré le hurdleur le plus impressionnant de la saison.

On attendait une finale d’anthologie et un affrontement peut-être historique entre Karsten Warholm, l’Américain Rai Benjamin et le Qatari Abderrahman Samba, trois hommes qui font souffler un vent nouveau sur une discipline longtemps en sommeil. Mais le dénouement n’a pas été à la hauteur d’un point de vue chronométrique et le vieux temps de référence de Kevin Young (46 sec 78/100es en 1992) n’a pas été battu. Qu’importe pour Warholm, vainqueur en 47 sec 42/100es, qui aura tout de même réussi le tour de force de sauvegarder son titre de 2017 face à deux rivaux de très gros calibre. À seulement 23 ans, celui qui a amélioré à trois reprises le record d’Europe en 2019, porté à 46 sec 92/100es le 29 août à Zurich, est l’incontestable patron du 400 m haies. Il fallait le voir se motiver avant le coup de feu en se tapant violemment la figure, les cuisses et en poussant de grands cris à l’annonce de son nom par le speaker. Le facétieux Viking, 2e performeur de l’histoire, n’était pas venu pour rigoler et n’a surtout pas plié face à la pression qui a peut-être inhibé ses deux adversaires.

Auteur d’un départ supersonique comme à son habitude, le Norvégien a survolé les débats devant un Benjamin lui aussi très bien parti, mais incapable de tenir la cadence dans la dernière ligne droite (47 sec 66/100es). À 22 ans, l’Américain, également descendu sous les 47 secondes cette saison, aura l’occasion de se refaire. Pour Samba, en revanche, qui rêvait d’une apothéose à la maison, la désillusion est immense, mais le Qatari, né en Arabie saoudite d’un père mauritanien et d’une mère saoudienne puis naturalisé en 2016, a sans doute été handicapé par ses récentes blessures (hanche et cuisse), lui qui n’avait plus couru depuis le 12 juillet avant les Mondiaux. Il se contente du bronze (48 sec 03/100es), très loin de Warholm.

Karsten Warholm n’a pas été le seul à rester au sommet. À la hauteur dames, la reine Mariya Lasitskene a été poussée dans ses derniers retranchements par une jeune Ukrainienne d’à peine 18 ans, Yaroslava Mahuchikh. Mais la Russe s’en est encore une fois sortie, s’adjugeant sa 3e couronne mondiale au nombre d’essais (2,04 m).

Suspense pour le demi-fond

Les deux courses de demi-fond (5 000 m et 3 000 m steeple dames) ont été les autres moments forts de la soirée. Dans un stade acquis à leur cause, les Éthiopiens et les Kényans se sont partagé les lauriers. Le 3 000 m steeple a été à sens unique avec le premier grand titre décroché par la détentrice du record du monde, la Kényane Beatrice Chepkoech (8 min 57 sec 84/100es), en tête de bout en bout avec une marge énorme sur l’Américaine Emma Coburn (9 min 02 sec 35/100es), sacrée il y a deux ans.

Le suspense a été en revanche intense sur 5 000 m, les Éthiopiens faisant le spectacle pour mater la fratrie norvégienne des Ingebrigtsen. Et à ce petit jeu, c’est encore Muktar Edris qui s’est distingué en s’offrant un magnifique doublé (12 min 58 sec 86/100es) devant son compatriote Selemon Barega (12 min 59 sec 70/100es), deux ans après avoir détrôné le roi Mo Farah à Londres. Alors que l’ambiance était jusque-là moribonde au Khalifa Stadium, les colonies éthiopienne et kényane présentes en nombre en tribunes ont réveillé l’enceinte comme jamais depuis le début de la compétition. Un petit pied de nez aux responsables de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), qui ont décidé de faire disparaître le 5 000 m du programme de la Ligue de diamant la saison prochaine.

Parallèlement, pour le premier 800 m dames d’un grand championnat disputé depuis la mise en place du règlement sur les athlètes hyperandrogènes, c’est l’athlète ougandaise Halimah Nakaayi (1 min 58 sec 04/100es) qui a succédé à la grande absente de ces Mondiaux, l’athlète sud-africaine Caster Semenya. Enfin, au lancer du disque, c’est le Suédois Daniel Stahl qui a été sacré champion du monde avec un jet à 67 m 59 cm. Il devance le Jamaïcain Fedrick Dacres (66,94 m) et l’Autrichien Lukas Weisshaidinger (66,82 m).

Source : AFP

Pas de record du monde, mais le doublé pour Karsten Warholm : l’athlète norvégien est resté maître du 400 m haies aux championnats du monde d’athlétisme à Doha, capitale du Qatar, au terme d’une course qui n’est pas allée aussi vite qu’espéré, mais qui a logiquement consacré le hurdleur le plus impressionnant de la saison.On attendait une finale d’anthologie et un affrontement peut-être historique entre Karsten Warholm, l’Américain Rai Benjamin et le Qatari Abderrahman Samba, trois hommes qui font souffler un vent nouveau sur une discipline longtemps en sommeil. Mais le dénouement n’a pas été à la hauteur d’un point de vue chronométrique et le vieux temps de référence de Kevin Young (46 sec 78/100es en 1992) n’a pas été battu. Qu’importe pour Warholm, vainqueur en 47 sec 42/100es, qui aura...
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