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Khashoggi : une experte de l'ONU critique la défense de MBS


AFP
30/09/2019

La rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions sommaires a critiqué lundi le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, surnommé "MBS", pour avoir tenté de se "distancer" du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Agnès Callamard, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, réagissait ainsi à des propos du prince héritier sur sa responsabilité dans le meurtre de Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre 2018 dans l'enceinte du consulat saoudien à Istanbul par un commando d'agents saoudiens venus de Riyad.

"J'assume l'entière responsabilité parce que cela s'est déroulé sous mon règne", a déclaré le prince à un reporter en décembre 2018, selon des citations reproduites dans un documentaire du programme Frontline de la chaîne américaine PBS qui doit être diffusé cette semaine. Il a assuré n'avoir eu connaissance des faits qu'après coup.

"Qu'allons-nous faire, le croire sur parole? Au cours des 12 derniers mois, l'Etat saoudien, ses différents représentants, ont menti à la communauté internationale sur la nature du crime, alors nous sommes censés le croire sur parole?" a réagi Mme Callamard auprès de l'AFP.

"Il n'assume aucune responsabilité personnelle pour le crime, il crée une distance énorme entre lui-même et le crime lui-même, il crée des couches et des couches d'acteurs afin de se distancier de l'exécution, de son ordre et de son organisation", a-t-elle déploré.

Mme Callamard, qui a enquêté pendant six mois sur cette affaire en se rendant notamment en Turquie, estime qu'il y a des preuves suffisantes pour ouvrir une enquête sur la responsabilité du prince héritier saoudien. Elle a demandé en juin un supplément d'enquête, mais quelques jours après elle a déclaré que la "paralysie" de l'ONU avait empêché l'identification des responsables de cet assassinat.

Le prince héritier a été accusé d'être personnellement impliqué dans la mort du journaliste.

Le Sénat américain a adopté une résolution lui attribuant la responsabilité de l'assassinat, sur la base de conclusions de la CIA disant n'avoir "aucun doute" sur le fait qu'il avait "ordonné" le meurtre du journaliste, qui collaborait notamment avec le Washington Post et résidait aux Etats-Unis.

Après avoir dans un premier temps nié le meurtre, Riyad avait avancé plusieurs versions contradictoires et soutient désormais que le journaliste a été tué lors d'une opération d'agents non autorisée par le pouvoir.

La justice saoudienne a innocenté le prince héritier et inculpé 11 personnes, réclamant la peine de mort contre cinq d'entre elles.

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