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Sport - Rugby / Coupe Du Monde

Les favoris gèrent la première phase

World Rugby pointe des problèmes d’arbitrage.

Les Samoa ont souffert hier pour battre, avec le point bonus, la Russie (34-9) à Kumagaya, dans le nord de Tokyo, pour leur entrée dans la Coupe du monde de rugby au Japon. Les Samoa affronteront lundi prochain l’Écosse pour tenter de faire un pas vers les quarts de finale, dans un groupe A où l’Irlande et le Japon comptent 5 points comme eux. William West/AFP

Chacun à son rythme... L’Irlande, qui rêve (au moins) d’accéder pour la première fois aux demi-finales, a entamé la Coupe du monde de rugby pied au plancher, alors que les autres favoris (All Blacks, Angleterre, Springboks, pays de Galles, etc.) ont programmé une montée en puissance graduelle. La longueur du tournoi (6 semaines) et la programmation des oppositions ont incité les favoris à adopter des approches différentes, en vue des quarts de finale (19-20 octobre).

L’Irlande à fond

Un pack qui cabosse, des lignes arrière au diapason... Le XV du Trèfle a signé, face à l’Écosse (27-3), la prestation la plus aboutie depuis le début du mondial. Sans la moindre considération sur la longueur de la compétition. D’abord, la victoire leur a permis d’assurer, sauf grosse surprise, la 1re place de la poule A. Surtout, les Irlandais avaient besoin de se rassurer après une déroute en Angleterre (57-15) le 24 août. Ils devraient disputer leur 2e match face au Japon, samedi, sur le même tempo. Puis, ils disposeront de trois semaines pour gérer les têtes et les corps (notamment le demi d’ouverture Sexton et ses adducteurs), jusqu’aux quarts, vraisemblablement face aux Springboks, le 20 octobre. « Si nous passons sans encombre le Japon, nous aurons les Samoa et la Russie et, si tout se passe bien, nous pourrons ménager certains joueurs », résume le sélectionneur Joe Schmidt.

Les All Blacks aiguisent leur jeu

Se ménager en vue de la suite ou tout faire pour battre les Springboks? Les All Blacks ont tranché la question, et mis tous les ingrédients pour battre leur vieil ennemi (23-13). Les Néo-Zélandais disposent désormais d’un mois, parsemé de trois oppositions mineures (Canada, Namibie, Italie), pour parfaire leurs automatismes. « Nous avons trois opportunités supplémentaires d’aiguiser notre jeu et de l’amener au niveau auquel nous voulons qu’il soit », a expliqué l’entraîneur adjoint Ian Foster, promettant cependant qu’il « n’y aura aucun relâchement ». Cette période de préparation active permettra notamment de réintégrer et d’offrir du temps de jeu au 2e ligne Brodie Retallick, absent des terrains depuis fin juillet (blessé à l’épaule). Une fois l’effectif au complet et le jeu « aiguisé », il sera temps de se lancer à la conquête d’un 3e titre consécutif.

Boks, Anglais et Gallois intermittents

Un bon départ, puis une (petite) panne de courant : Boks, Anglais et Gallois ont suivi le même chemin lors de leur entrée en scène. Et chacun a trouvé des pistes de travail.

Pour les Springboks, auteurs d’un bon début de match face aux All Blacks, avant de s’incliner, ce sera la discipline, en raison du nombre de pénalités concédées (9 contre 4 aux Blacks). Cette défaite n’a pas effacé le sourire du sélectionneur Rassie Erasmus qui a fixé un rendez-vous à ses joueurs le 4 octobre. Avant même les quarts : « Sur notre parcours, nous avons un match contre l’Italie (4 octobre). Je sais que nous avons le Canada (8 octobre) et la Namibie (samedi), mais au cours des deux dernières années, nous avons eu des matches délicats face à l’Italie. »

Anglais et Gallois se satisfont, eux, de leurs victoires « à mi-temps » respectivement face aux Tonga (35-3) et à la Namibie (43-14), avec une entame de match convaincante suivie d’un relâchement. « Une Coupe du monde, ce n’est pas un 100 m, a résumé le sélectionneur de l’Angleterre Eddie Jones. Il faut être prudent et s’inscrire dans une logique de progression. Et on en est là. » Les deux grosses échéances (Argentine le 5 octobre, France le 12 octobre) semblent bien placées pour valider les progrès physiques et techniques sur la route des quarts. Même réflexion côté gallois :

« Il reste beaucoup de travail à faire », a lancé le capitaine Alun Wyn Jones. Mais pour le XV du Poireau, vainqueur de la Géorgie (43-14), le temps presse un peu plus. Le grand rendez-vous de la première phase est fixé dimanche, face à l’Australie. Le vainqueur devrait éviter l’Angleterre en quarts.

Trois cartons jaunes

Par ailleurs, hier, World Rugby a pointé du doigt des problèmes d’arbitrage lors des premiers matches du Mondial. « L’équipe des arbitres de la compétition a reconnu que le niveau de l’arbitrage observé durant le week-end d’ouverture (...) ne correspondait pas toujours aux standards établis par World Rugby et par elle-même », a écrit la fédération internationale dans un communiqué.

Elle souligne que « certains problèmes posés par l’utilisation des outils technologiques, et une communication défaillante entre les membres du corps arbitral, ont influé sur la prise de décision. Ces difficultés sont actuellement examinées par l’équipe des 23 arbitres en vue d’assurer davantage de cohérence ».

Lors de la Coupe du monde, les arbitres sont accompagnés d’une assistance vidéo (TMO) leur permettant de revoir depuis le terrain une action sous différents angles. Le TMO peut également alerter l’arbitre central en cas de soupçons d’acte illicite.

Plusieurs incidents ont prêté à discussion samedi et dimanche derniers, notamment un placage haut asséné par l’ailier australien Reece Hodge sur le Fidjien Peceli Yato, contraint de quitter le terrain en raison d’une commotion cérébrale. Le geste de Hodge avait été sanctionné par une simple pénalité par l’arbitre Ben O’Keefe, qui n’a pas requis l’appui de la vidéo. World Rugby, qui avant le Mondial avait souligné son intention de punir sévèrement les placages illicites, a finalement cité Hodge à comparaître aujourd’hui devant une commission de discipline pour « placage dangereux ». Lien avec le TMO, protocole conduisant aux sanctions... l’arbitre français Romain Poite a récité la leçon lors de l’unique match d’hier, remporté par les Samoa face à la Russie (34-9). Il a exclu temporairement trois joueurs (deux Samoans et un Russe) pour des placages dangereux, au-dessus de la ligne des épaules ou réalisés sans enserrer l’adversaire avec les bras.

Source : AFP

Chacun à son rythme... L’Irlande, qui rêve (au moins) d’accéder pour la première fois aux demi-finales, a entamé la Coupe du monde de rugby pied au plancher, alors que les autres favoris (All Blacks, Angleterre, Springboks, pays de Galles, etc.) ont programmé une montée en puissance graduelle. La longueur du tournoi (6 semaines) et la programmation des oppositions ont incité les favoris à adopter des approches différentes, en vue des quarts de finale (19-20 octobre).L’Irlande à fondUn pack qui cabosse, des lignes arrière au diapason... Le XV du Trèfle a signé, face à l’Écosse (27-3), la prestation la plus aboutie depuis le début du mondial. Sans la moindre considération sur la longueur de la compétition. D’abord, la victoire leur a permis d’assurer, sauf grosse surprise, la 1re place de la poule A. Surtout,...
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