Le secrétaire américain à la Défense Mark Esper. REUTERS/Leah Millis
L'Iran "semble avancer doucement vers un point où il sera possible de discuter", a dit vendredi le secrétaire américain à la Défense Mark Esper, alors que Donald Trump ne ferme pas la porte à une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani en marge de l'Assemblée générale de l'Onu ce mois-ci.
"Il semble que l'Iran avance doucement vers un point où il sera possible de discuter. C'est de cette manière optimiste que je vois les choses", a déclaré le chef du Pentagone devant le Royal United Services Institute, un think tank basé à Londres.
Donald Trump n'a pas exclu de rencontrer Hassan Rohani en marge de l'Assemblée générale de l'Onu à New York, répondant à des journalistes qui l'interrogeaient à ce sujet: "Tout est possible. Ils aimeraient pouvoir résoudre leur problème."
En visite jeudi à Londres, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré Mark Esper. Il a semblé se résigner à l'éventualité d'une rencontre entre Donald Trump et Hassan Rohani après avoir appelé à ne pas reprendre de négociation avec l'Iran.
Les tensions sont au plus haut entre Washington et Londres depuis que Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, rétablissant de lourdes sanctions économiques contre la République islamique, une politique de "pression maximale" appliquée dans l'espoir d'obliger l'Iran à renégocier, en vain pour l'instant.
L'Iran a annoncé vendredi qu'il s'affranchissait des limites fixées à son programme nucléaire en matière de recherche et développement.
Cette mesure est la troisième étape de son désengagement progressif de l'accord de 2015 en riposte au retrait des Etats-Unis, en mai 2018.

