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Liban - Sanctions

Le pétrolier iranien se trouvait hier au large de Tripoli

Le pétrolier iranien Adrian Darya1 se trouve actuellement au large de la côte de Tripoli (Liban), a rapporté hier l’agence de presse américaine Associated Press (AP), citant le site de suivi du trafic maritime MarineTraffic. Sur ce site, l’on peut voir que l’Adrian Darya 1 se trouve en bordure des eaux territoriales libanaises, après être resté au large des côtes syriennes la veille. Le système d’identification automatique du navire n’indique pas sa destination.

Vendredi dernier, le ministre turc des Affaires étrangères avait laissé entendre que le navire se rendait au Liban, ce que les autorités libanaises avaient démenti. « Il n’y a aucune demande d’entrée au Liban du pétrolier Adrian Darya 1 », avait indiqué le même jour sur son compte Twitter la ministre de l’Énergie Nada Boustani. Un peu plus tard, le chef de la diplomatie turque avait précisé que le navire se trouvait au large des côtes libanaises et qu’il ne voulait pas dire qu’il se rendait au Liban.

Vendredi soir, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo avait à son tour écrit sur son compte Twitter que les États-Unis disposaient d’« informations fiables » selon lesquelles le pétrolier iranien se dirigeait vers Tartous, en Syrie.

Transportant 2,1 millions de barils de pétrole brut d’une valeur de 126 millions d’euros, Adrian Darya 1, alors nommé Grace 1, avait été saisi le 4 juillet au large de Gibraltar, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie en violation de sanctions européennes contre ce pays. Il a été libéré six semaines plus tard, le 18 août, par les autorités britanniques, malgré une intervention des États-Unis qui voulaient le maintenir à l’arrêt. Selon les autorités britanniques de Gibraltar, Téhéran s’était engagé à ne pas envoyer cette cargaison en Syrie.

Les autorités américaines ont sanctionné vendredi le pétrolier et son capitaine. L’Adrian Darya 1 est considéré comme une propriété saisie en accord avec un décret qui « vise les terroristes et ceux qui soutiennent les terroristes ou les actions terroristes », a annoncé le Trésor dans un communiqué, ajoutant que le capitaine Akhilesh Kumar faisait lui aussi l’objet de ces sanctions. Le pétrolier « transporte 2,1 millions de barils de pétrole brut qui bénéficieront, à la fin, à la force al-Qods des gardiens de la révolution iranienne », accuse l’administration américaine.

Depuis son départ de Gibraltar, le pétrolier vogue en Méditerranée, sans qu’il soit possible de déterminer sa destination ni le sort de sa cargaison, même si l’Iran a affirmé lundi avoir vendu le pétrole à son bord, sans que l’acheteur ne soit connu. Depuis son départ de Gibraltar, le pétrolier navigue sous pavillon iranien. Il arborait auparavant un pavillon panaméen.

Téhéran avait assuré ne pas pouvoir être « transparent » concernant la destination de son pétrole, accusant les États-Unis d’essayer « d’intimider » les acheteurs potentiels.

Ces dernières semaines, cette affaire a cristallisé les tensions entre les États-Unis et l’Iran qui se sont accentuées depuis le retrait unilatéral en 2018 par Washington d’un accord international conclu en 2015 pour encadrer le nucléaire iranien. Les États-Unis ont ensuite rétabli des sanctions draconiennes contre Téhéran.


Le pétrolier iranien Adrian Darya1 se trouve actuellement au large de la côte de Tripoli (Liban), a rapporté hier l’agence de presse américaine Associated Press (AP), citant le site de suivi du trafic maritime MarineTraffic. Sur ce site, l’on peut voir que l’Adrian Darya 1 se trouve en bordure des eaux territoriales libanaises, après être resté au large des côtes syriennes la veille. Le système d’identification automatique du navire n’indique pas sa destination.Vendredi dernier, le ministre turc des Affaires étrangères avait laissé entendre que le navire se rendait au Liban, ce que les autorités libanaises avaient démenti. « Il n’y a aucune demande d’entrée au Liban du pétrolier Adrian Darya 1 », avait indiqué le même jour sur son compte Twitter la ministre de l’Énergie Nada Boustani. Un peu...
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Mais la désescalade se précise chez nous , elle pourrait se réduire à néant si cette escalade se poursuit

Chucri Abboud

11 h 36, le 03 septembre 2019

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Commentaires (1)

  • Mais la désescalade se précise chez nous , elle pourrait se réduire à néant si cette escalade se poursuit

    Chucri Abboud

    11 h 36, le 03 septembre 2019

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