Le président de la Fondation Adyan, le P. Fadi Daou, en compagnie de Miguel Angel Moratinos.
Sur le thème « Prendre soin de notre avenir commun – Faire progresser le bien-être partagé », quelque 100 responsables religieux, jeunes et femmes de foi de plus de 125 pays, rejoints par 100 représentants de gouvernements, d’organisations intergouvernementales et de groupes de la société civile, se sont réunis à Lundau, sur les bords enchanteurs du lac de Constance (Allemagne), du 19 au 23 août 2019, pour une nouvelle assemblée générale de l’association Religions for Peace (Religions pour la paix, qui se tient tous les 5 à 7 ans), qui agit en partenariat avec les agences de l’ONU.
Religions For Peace promeut la coopération interreligieuse pour la paix, à l’échelle mondiale comme régionale. L’association veut dépasser le simple dialogue pour promouvoir l’action commune, en particulier pour transformer les conflits violents, construire des sociétés justes et harmonieuses, sortir de la pauvreté et protéger la planète.
Pour atteindre ces objectifs, l’association affirme cinq principes fondateurs : respecter les différences religieuses ; agir pour des valeurs largement partagées ; préserver les identités de chaque communauté religieuse ; honorer les différences d’organisation des communautés religieuses ; soutenir les initiatives interreligieuses locales.
La présence de plus de 60 personnalités et institutions religieuses, politiques et sociales œuvrant dans la région du Moyen-Orient, dont la Fondation Adyan, représentée notamment par le P. Fadi Daou et Nayla Tabbara, a donné cette année une dimension supplémentaire à cette assemblée qui se positionne désormais comme un acteur international incontournable du dialogue interreligieux.
Illustration de la présence plus affirmée du Moyen-Orient, c’est une Égyptienne, Azza Karam (musulmane sunnite), qui a été élue secrétaire générale de l’association. En outre, la Libanaise Nayla Tabbara, directrice d’institut à la Fondation Adyan, a été élue membre du comité exécutif de 14 membres de l’association, tandis que Souraya Bechealani, secrétaire générale du Conseil des Églises du Moyen-Orient, était élue membre Conseil mondial, avec titre de vice-présidente. Fatima Hilal (Fondation Adyan) et Anna Maria Daou (Adyan) ont rejoint, elles, le Comité mondial de la jeunesse.
« Religions pour la paix », a révélé Mme Tabbara, est en train d’établir un partenariat pour développer la présence de l’organisation dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).
La question des réfugiés
Au nombre des intervenants, cette année, figuraient Koshu Niwano, président des institutions de Niwano au Japon, le président allemand Frank-Walter Steinmeier, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée et le haut-commissaire pour l’Alliance des civilisations aux Nations unies, Miguel Angel Moratinos,
L’assemblée générale a également fourni un cadre de dialogue à des questions d’actualité, notamment celle des réfugiés et du dialogue international pour faire face à leurs problèmes, en particulier au Moyen-Orient, au Myanmar et au Bangladesh, les défis environnementaux mondiaux, y compris l’impact des incendies dans les forêts amazoniennes, et la paix dans des régions aussi diverses que le Soudan du Sud, l’Afrique centrale, les deux Corées.
Fadi Daou, président de la Fondation Adyan, a dirigé une séance de dialogue sur la manière d’activer la « Déclaration de Marrakech » sur la citoyenneté et les minorités dans les sociétés à majorité musulmane.


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