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Sport - Football / Championnat D’Italie

« Kaiser » Franck Ribéry se fera-t-il « Imperatore » ?

À 36 ans, après avoir tout gagné avec le Bayern Munich, l’attaquant et ex-international français se lance un ultime défi en s’engageant avec la Fiorentina.


Pour longtemps sans doute, Franck Ribéry restera une idole de l’Allianz Arena, stade du Bayern Munich, où les supporteurs lui vouent un culte. Pendant des années, il a formé avec Arjen Robben, son alter ego de l’attaque bavaroise, un duo redouté en Europe. Christof Stache/AFP

Le « Kaiser » se fera-t-il « Imperatore » ? Au crépuscule de sa carrière, Franck Ribéry, légende française du Bayern Munich où il est devenu le joueur le plus titré de la Bundesliga avec neuf sacres, va vivre un nouveau défi à la Fiorentina. À 36 ans, il aurait pu opter pour la retraite ou un exil doré dans un championnat mineur, mais après avoir tout gagné avec le Bayern Munich, Franck Ribéry a choisi de rester au plus haut niveau et découvrir le championnat d’Italie en s’engageant avec la Fiorentina. « Ribéryssimo ! » comme le titrait le Corriere dello Sport, l’un des trois quotidiens sportifs italiens.

Le Français est arrivé à Florence à bord d’un avion privé et a été accueilli sur le tarmac par Giancarlo Antognoni, champion du monde 1982 et légende du club toscan dont il est aujourd’hui l’un des dirigeants. Polo violet et écharpe de son nouveau club à la main, Franck Ribéry a tout de suite dit quelques mots dans un assez bon italien. « Je suis heureux, je suis là avec ma famille. J’ai parlé pendant une semaine avec la Fiorentina, j’ai parlé aussi avec Luca Toni (son ex-coéquipier au Bayern, passé par Florence). Il m’a dit que la Fiorentina était un grand club et que la ville était belle », s’est-il enthousiasmé dans une vidéo postée par son futur club sur Facebook. L’ancien Munichois a ensuite été salué par les dizaines de tifosi présents à l’aéroport et qui ont chanté « Ribéry ! Il fenomeno ! »

« Ribéry est à nous » : le club de Serie A du calcio a ainsi officialisé l’arrivée de l’attaquant français, libre de tout contrat depuis son départ en mai dernier du Bayern, qu’il avait quitté, après douze saisons et vingt-trois titres, sur un dernier cadeau : un but inscrit après un slalom dont il a le secret, lors de la démonstration contre Francfort (5-1). Trois mois plus tard, on voit dans ce but un message adressé au monde du football : « Je suis encore là. » Là, au plus haut niveau européen, à Florence désormais, où les tifosi de la Fiorentina ont eu droit hier soir à une présentation digne de leur nouvelle star. Avec la Viola (référence au maillot violet du club italien), Franck Ribéry, buteur supersonique parfois rattrapé par sa part d’ombre, espère continuer à marquer tant des buts que les esprits, comme il l’a fait avec le rouge du Bayern et le bleu de l’équipe de France.

Pour longtemps sans doute, l’ex-international aux 81 sélections et 16 buts restera une idole de l’Allianz Arena, stade du Bayern Munich, où les supporteurs lui vouent un culte : l’ovation qu’il a reçue lorsqu’il a marqué son dernier but à domicile contre Francfort, participant à la victoire pour le titre, était à la mesure de son immense carrière. Outre ses titres de champion, l’ancien Marseillais a dans son armoire à trophées une Ligue des champions (2013) et six Coupes d’Allemagne, dont la dernière glanée en mai contre Leipzig en finale (3-0). « J’ai connu beaucoup de belles choses ici, mais ma meilleure saison a été 2013 (triplé Ligue des champions-Coupe d’Allemagne-Bundesliga), ce qu’on a fait c’était fou, on ne peut pas oublier ça », avait-il lâché, le regard embué, après le match contre Francfort, le dernier aussi de son alter ego de l’attaque bavaroise : Arjen Robben. Arrivé de l’Olympique de Marseille en 2007, il a été adopté par Munich et la Bavière, pour devenir en quelques années une figure emblématique du club. Avant d’être souvent remplaçant la saison passée, il a formé pendant des années, avec Robben, un duo redouté en Europe. Le caractère de ces deux très fortes personnalités les a menés parfois à des heurts spectaculaires, dont une bagarre dans le vestiaire en 2012 un soir de match de Ligue des champions.

S’il a tout réussi avec Munich, Ribéry n’a pourtant pas connu l’itinéraire d’un enfant gâté. Fils des quartiers pauvres au visage balafré – séquelle d’un accident de voiture quand il avait deux ans –, il a aussi fait la une pour ses frasques extrasportives. En 2010, on l’accuse d’être un meneur lors de la grève de l’équipe de France à Knysna, en plein Mondial sud-africain. De là date son désamour avec le public hexagonal, renforcé la même année par l’affaire Zahia, lorsque la justice lui reprocha des rapports tarifés avec une prostituée mineure. Il fut finalement relaxé en 2014. Mais ses admirateurs allemands préfèrent retenir ses blagues potaches, ses salières dévissées, ses seaux d’eau posés en haut des portes, et sa collision contre un mur lorsqu’il a voulu se mettre au volant du bus de l’équipe lors d’un stage à Dubaï.

Exclu du centre de formation de Lille, il avait démarré sa carrière à Boulogne en 3e division, avant de passer d’un club à l’autre pendant plusieurs saisons, pour finalement arriver à Marseille, et éclore en équipe de France juste avant le Mondial 2006, où il fut vice-champion du monde dans l’équipe de Zinédine Zidane. Devenu « Kaiser Franck » en Allemagne (en référence à « Kaiser Franz » Beckenbauer), Ribéry, qui parle un peu l’italien comme il l’a montré dès son atterrissage à Florence, arrive en Toscane pour retrouver une place de titulaire, viser une qualification européenne, se frotter à la Juventus de Cristiano Ronaldo... et se faire un nouveau surnom.

Source : AFP

Le « Kaiser » se fera-t-il « Imperatore » ? Au crépuscule de sa carrière, Franck Ribéry, légende française du Bayern Munich où il est devenu le joueur le plus titré de la Bundesliga avec neuf sacres, va vivre un nouveau défi à la Fiorentina. À 36 ans, il aurait pu opter pour la retraite ou un exil doré dans un championnat mineur, mais après avoir tout gagné avec le Bayern Munich, Franck Ribéry a choisi de rester au plus haut niveau et découvrir le championnat d’Italie en s’engageant avec la Fiorentina. « Ribéryssimo ! » comme le titrait le Corriere dello Sport, l’un des trois quotidiens sportifs italiens.Le Français est arrivé à Florence à bord d’un avion privé et a été accueilli sur le tarmac par Giancarlo Antognoni, champion du monde 1982 et légende du club toscan dont...
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