Le départ du Grand Prix de F1 de Grande-Bretagne, qui s’est déroulé le dimanche 14 juillet sur le circuit de Silverstone. La prochaine course, le GP d’Allemagne qui se disputera sur le Hockenheimring, aura lieu le dimanche 28 juillet. John Sibley/Reuters
Monoplaces repensées, pneus plus résistants, limitation des aides au pilotage ou encore standardisation des pièces : la F1 a récemment dévoilé, sur son site internet, les pistes à l’étude pour son règlement technique et sportif à l’horizon 2021. Celles-ci tournent autour de quatre objectifs : imaginer des monoplaces mieux conçues pour la course et plus époustouflantes visuellement, obtenir un plateau plus homogène et un championnat économiquement plus viable.
« Au cours des prochaines années, la F1 prendra un bien meilleur chemin... sur lequel une très bonne équipe, au budget moyen, pourra poser des problèmes » aux plus grosses, promet Ross Brawn, ingénieur star de la catégorie devenu directeur sportif du promoteur Formula One. Pour améliorer le spectacle, les F1 doivent changer, s’accordent à dire les parties prenantes des négociations : la Fédération internationale de l’automobile (FIA), Formula One, détenue depuis 2017 par le groupe américain Liberty Media, les équipes et, depuis peu, les pilotes.
Concernant l’aérodynamique, plutôt que de créer de l’appui avec des ailerons avant et arrière très travaillés et de nombreux appendices sur le châssis, les monoplaces de 2021 utiliseront l’effet de sol, comparable à un effet de ventouse sous la voiture. De cette manière, quand deux F1 se suivront, la seconde ne devrait pas être autant gênée qu’actuellement par les turbulences produites par sa devancière. Ces nouvelles règles seront « très normatives », prévient également Brawn, de façon à éviter qu’une équipe ne trouve une astuce lui permettant d’écraser la concurrence.
Le cahier des charges imposé au fournisseur de pneumatiques Pirelli sera aussi revu. Les pneus, qui passeront comme convenu de 13 à 18 pouces, devront être plus résistants pour éviter que les pilotes ne cessent d’attaquer par moments pour les préserver. Il est également proposé que les couvertures chauffantes qui permettent « de monter les pneus en température » avant de prendre la piste soient interdites, pour que cette responsabilité repose uniquement sur le pilote.
Toujours pour redonner plus de place aux pilotes, « la suppression de certaines aides au pilotage (direction assistée ou anticalage) est évaluée », ainsi qu’une limitation à la fois des données transmises par les voitures aux garages et des échanges avec les ingénieurs. « Il a été proposé que le pilote joue un rôle beaucoup plus important dans la gestion des problèmes posés par la voiture, comme la surchauffe et la dégradation des pneus, plutôt que d’avoir leurs ingénieurs de course pour les guider », indique Formula One.
Pour réduire l’écart entre les écuries les plus riches et les autres, la standardisation d’un certain nombre d’éléments (jantes, freins, radiateurs ou encore équipement des garages) est à l’étude. La marge de manœuvre des équipes dans la conception des boîtes de vitesses pourrait être limitée, les suspensions hydrauliques interdites, tout comme l’utilisation de certains matériaux « exotiques ». Les essais en soufflerie devraient également être limités, pour ne pas pénaliser les équipes disposant de moins de moyens. La limitation des budgets des écuries, enfin, est toujours d’actualité, mais les salaires des pilotes et « d’un petit nombre de personnels-clés » ne seraient pas inclus, tout comme les « activités marketing ». La réduction du personnel sur le site pendant les GP et la densification du format des week-ends (avec par exemple l’ouverture du circuit le vendredi matin plutôt que le jeudi) sont sur la table.
Sur plusieurs de ces points, des études sont menées par certaines écuries qui ont jusqu’au 15 septembre pour en livrer les résultats, révèle Formula One. « Le type de circuits sur lesquels courent les F1 sera également analysé », annonce-t-on enfin, alors que pilotes et fans demandent des tracés plus exigeants, avec des graviers, de l’herbe ou des barrières plus proches plutôt que de larges dégagements, afin que les erreurs soient plus sévèrement punies. Cette nouvelle réglementation, « qui vise à remodeler fondamentalement la F1 », devait être dévoilée au mois de juin, mais il a finalement été décidé de se donner jusqu’à octobre pour trouver un accord.
Par ailleurs, le Grand Prix d’Australie se tiendra à Melbourne au moins jusqu’en 2025, a encore annoncé Formula One, après avoir conclu un accord en ce sens avec les organisateurs de l’étape australienne du championnat du monde. L’Australie avait accueilli son premier Grand Prix de F1 en 1985, disputé à Adélaïde jusqu’en 1995, avant de se déplacer sur le circuit de Melbourne à partir de 1996. Et depuis, l’épreuve australienne sert d’ouverture à la saison de F1, à l’exception de 2006 et 2010. Le prochain GP d’Australie se déroulera du 12 au 15 mars 2020, sur le circuit de l’Albert Park de Melbourne, pour le 70e anniversaire de la F1, dont le premier GP avait eu lieu en 1950.
Source : AFP


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