En demi-finales du 100 m brasse, hier lors des Mondiaux de Gwangju, en Corée du Sud, le Britannique Adam Peaty a battu son propre record du monde. Aujourd’hui, il abordera la finale en grandissime favori. Manan Vatsyayana/AFP
Le Chinois Sun Yang a remporté hier son 4e titre mondial en 400 m nage libre aux Mondiaux de natation, qui se déroulent à Gwangju en Corée du Sud, même si sa présence suscite la polémique. Le triple champion olympique s’est imposé en 3 min 42 sec 44/100es, devant son rival australien Mack Horton (à 73/100es), à l’instar de ce qui s’était produit en 2017, et l’Italien Gabriele Detti (à 79/100es). Sun Yang sera entendu en septembre par le Tribunal arbitral du sport (TAS) au sujet de son contrôle antidopage rocambolesque de l’an dernier, une audience qui pourrait mettre fin à sa carrière. Un rapport explosif du comité antidopage de la Fédération internationale de natation (FINA), rédigé en janvier dernier et mis en ligne le samedi 13 juillet par le journal australien Sunday Telegraph, a confirmé que le triple champion olympique avait détruit en septembre 2018 son propre échantillon de sang avec un marteau lors d’un contrôle inopiné. L’Agence mondiale antidopage (AMA) a fait appel devant le TAS après que la FINA eut blanchi Sun Yang sur un vice de forme, ce qui a permis au nageur de 27 ans de participer aux Mondiaux.
Hier également, le Britannique Adam Peaty a battu son propre record du monde du 100 m brasse en demi-finales, avec un temps de 56 sec 88/100es. Le champion du monde du 100 m brasse en 2015 et 2017 a amélioré de 22/100es sa meilleure marque mondiale sur la distance, établie à Glasgow en août 2018, et fera figure de grandissime favori pour la finale prévue aujourd’hui.
Chez les dames, l’Australienne Ariarne Titmus a remporté son premier titre mondial sur 400 m nage libre en dominant en finale la star américaine Katie Ledecky, triple tenante du titre. Championne du monde en petit bassin en 2018 sur la même distance, Titmus, 18 ans, s’est imposée en 3 min 58 sec 78/100es, à 1 sec 21/100es devant la quintuple championne olympique, âgée de 22 ans, et une autre Américaine, Leah Smith (à 2 sec 53/100es).
Parallèlement, en relais 4 x 100 m nage libre, les États-Unis, tenants du titre, ont été sacrés chez les messieurs devant la Russie et l’Australie. L’escouade américaine composée de Nathan Adrian, Caeleb Dressel, Blake Pieroni et Zach Apple a signé un nouveau record des championnats du monde en 3 min 9 sec 06/100es. Sur la même distance, chez les dames, c’est l’Australie, sacrée en 2015 puis 2e en 2017, qui a remporté le titre devant les États-Unis et le Canada. Le quatuor australien composé de Bronte Campbell, Brianna Throssell, Cate Campbell et Emma McKeon a lui aussi signé un nouveau record des championnats du monde en 3 min 30 sec 21/100es, devançant les Américaines de 81/100es et les Canadiennes de 1 sec 57/100es, mais échouant à 16/100es de son record du monde établi en avril 2018.
Source : AFP

