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Migrants : l'UE toujours divisée sur un "mécanisme de solidarité"



AFP
18/07/2019

Les ministres de l'Intérieur de l'UE réunis jeudi à Helsinki ne sont pas parvenus à s'entendre sur un "mécanisme de solidarité" visant à mettre fin à l'errance des bateaux interdits de faire débarquer des migrants secourus en Méditerranée centrale.

Sous l'impulsion de Paris et de Berlin, les ministres planchent sur une "coalition de volontaires" qui s'engageraient à systématiquement se répartir l'accueil des personnes secourues, sans avoir à engager de pénibles négociations après chaque sauvetage.

L'absence de "partage du fardeau" de l'accueil est l'un des principaux arguments de l'Italie pour expliquer la fermeture de ses ports. En promettant d'emblée une répartition, l'objectif est de mettre fin aux bras de fer à répétition, notamment avec Rome, et d'éviter un drame humanitaire cet été.

La réunion officielle des ministres de l'Intérieur de l'UE a lieu jeudi à Helsinki, mais la présidence finlandaise de l'UE, à l'initiative de la France et de l'Allemagne, avait proposé aux ministres intéressés de se rencontrer dès mercredi soir pour un dîner de travail. Les discussions entre la France, l'Allemagne, Malte et l'Italie n'ont cependant pas abouti.

"J'ai proposé que nous ayons un accord dès hier, je confirme que nous ne l'avons pas trouvé", a déclaré le ministre français Christophe Castaner devant la presse, évoquant la crainte de plusieurs pays qu'un tel mécanisme ne crée "un appel d'air" et provoque un nouvel afflux de migrants dans l'UE. Ce mécanisme, qui fonctionnerait "jusqu'en octobre 2019", prévoit de répartir "aussi vite que possible" les personnes demandant l'asile dans les pays faisant partie de la "coalition de volontaires", en échange d'une ouverture de leurs ports par l'Italie et Malte.



Le "non" de Salvini 
A l'issue de la réunion, le ministre italien Matteo Salvini a répété son opposition au projet.

Le port d'arrivée des migrants "ne peut pas être le port le plus proche, sinon ils arriveront tous à Malte ou en Italie. Je ne signerai jamais un document qui prévoit que tous doivent arriver chez moi, parce que la répartition, mieux vaut ne pas s'y fier", a-t-il déclaré aux journalistes.

Selon Christophe Castaner, une nouvelle réunion se déroulera lundi à Paris avec l'objectif d'y réunir les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur d'une "quinzaine de pays". "Si lundi on voit que nous pouvons rassembler à Paris une quinzaine de pays solidaires sur ce sujet, si Malte et l'Italie qui sont les pays directement concernés au titre du débarquement pensent aussi que cet accord est opportun (...), à ce moment-là je pense que nous aurons un succès", a-t-il avancé.

Le commissaire européen chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos, a affirmé que le nombre de pays volontaires avait "augmenté au cours des deux derniers jours", sans les détailler, et appelé "tous les Etats membres" à les rejoindre. "Ça peut fonctionner. D'ailleurs, depuis l'été dernier, plus de 800 relocations volontaires ont été réalisées", a-t-il fait valoir. "Le défi des arrivées par la mer ne peut être de la seule responsabilité d'une poignée d'Etats membres".

La réunion d'Helsinki s'est tenue le jour où comparaissait devant un tribunal sicilien Carola Rackete, la capitaine du Sea-Watch 3 poursuivie pour avoir accosté de force en vue de faire débarquer des migrants dans le sud de l'Italie.

Après deux heures d'audition, la jeune femme a exhorté l'UE à mettre en place un mécanisme d'accueil et de répartition des migrants pour éviter de nouveaux blocages.

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