Le directeur général par intérim du Fonds monétaire international (FMI), David Lipton, lors d'une conférence à Paris, le 16 juillet 2019. Photo REUTERS/Philippe Wojazer
La colère grandissante que provoque des inégalités croissantes imputables à la mondialisation appelle à un changement de cap, a estimé mardi David Lipton, le directeur général par intérim du Fonds monétaire international (FMI).
Cela ne signifie pas pour autant qu'il y ait "une faille inhérente dans le capitalisme", a-t-il estimé dans un discours célébrant le 75e anniversaire de la création du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale prononcé à Paris. "Le capitalisme récompense la prise de risques. Il a été le moteur de nombreux succès que nous avons connus", a-t-il relevé, tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un "système imparfait dont la trajectoire [avait] besoin d'être corrigée".
Selon lui, la colère s'explique en grande partie par "la montée d'inégalités excessives". "Bien que le taux de pauvreté ait diminué dans le monde entier depuis 1980, les 10% les plus riches au monde ont davantage profité de l'économie que les 50% les plus modestes", a-t-il ainsi souligné.
Aux gouvernements, il recommande d'augmenter leurs dépenses pour combattre les inégalités, de lutter contre les mouvements illicites de l'argent comme le blanchiment ou encore de s'attaquer à l'évasion fiscale des entreprises. "Notre monde connaît un large éventail de changements qui contribuent à la perte de confiance et de la cohésion sociale, en particulier dans les économies avancées", constate-t-il également. "Le commerce et la mondialisation - ainsi que la technologie - ont remodelé la carte économique et les conséquences se font ressentir aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis: colère croissante, polarisation politique et populisme", a-t-il commenté.
Tandis que les alliés à la fin de la Seconde Guerre mondiale s'étaient réunis à la conférence de Bretton Woods pour créer les institutions qui utiliseraient la coopération économique pour prévenir les conflits futurs, "nous risquons ce que l'on pourrait appeler un moment inverse de Bretton Woods", a-t-il conclu.
Cela ne signifie pas pour autant qu'il y ait "une faille inhérente dans le capitalisme", a-t-il estimé dans un discours célébrant le 75e anniversaire de la création du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale prononcé à Paris. "Le capitalisme récompense la prise de risques. Il a été le moteur de nombreux succès que nous avons connus", a-t-il relevé, tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un "système imparfait dont la trajectoire [avait] besoin d'être corrigée".Selon lui, la colère s'explique en grande partie par "la montée d'inégalités excessives". "Bien que le...

