Un bon exemple de l’ancrage de la xénophobie dans les mœurs du « pays-message » : le championnat du Liban de cyclisme, organisé par la Fédération libanaise de cyclisme, s’est déroulé le week-end dernier en montagne à une altitude de 2 000 m. Le parcours, qui reliait Zaarour à Baskinta dans le Haut-Metn, était d’une distance de 130,5 km. Quelque 28 coureurs cyclistes de sept clubs fédérés ont participé au championnat, en plus d’une équipe de l’armée libanaise.
Gilbert Hannouche, du club de Aley, qui vit et s’entraîne en France, a « remporté » le championnat pour la première fois de sa carrière. Il avait ainsi creusé un confortable écart par rapport au peloton avec son coéquipier et compagnon d’échappée syrien Youssef Srouji. Chose incongrue, Gilbert Hannouche n’est arrivé que deuxième de la course, Youssef Srouji s’imposant au final. Mais le règlement de la Fédération libanaise de cyclisme n’habilite pas un non-Libanais à être titré en individuel... Toutefois, avec sa victoire, Youssef Srouji a permis au club de Aley de remporter pour la première fois de son histoire le titre par équipe.

