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Maroc : une ONG déplore une escalade des violations des droits humains

L'Association marocaine des droits humains (AMDH) s'est alarmée vendredi d'une dégradation de la situation des droits humains dans le royaume, énumérant des "interventions répressives", des "violations" des droits et des décès en détention.

Selon l'AMDH, il y a une "escalade des violations des droits humains et des libertés publiques et individuelles" au Maroc, l'Etat "se soustrayant à ses engagements internationaux et ignorant recommandations et rapports" sur le sujet.

L'ONG, la plus importante de défense des droits humains au Maroc, dénombre "sept cas de décès" et "27 cas de torture ou de traitements cruels ou inhumains ou dégradants" pendant des gardes à vue ou en détention, dans son rapport portant sur l'année 2018 et le premier semestre 2019.

Le ministre en charge des droits humains Moustapha Ramid avait affirmé la semaine dernière que "la torture n'existe plus au Maroc" et que "les plaintes dénonçant la torture n'existent quasiment pas", dans une intervention rapportée par les médias locaux.

Des militants du mouvement de protestation Hirak ayant agité le nord du Maroc en 2016-2017 ont plusieurs fois affirmé pendant leur procès avoir été contraints à "des aveux sous la torture".

Ces accusations, systématiquement contestées par les autorités, ont été rejetées par les juges et les prévenus ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison, toutes confirmées en appel en avril.

Le délégué interministériel aux droits de l'Homme (DIDH) Ahmed Chaouki Benyoub a appelé cette semaine "les autorités compétentes à enquêter sur toutes les allégations de violations des droits humains" concernant le Hirak.

Dans son rapport, l'AMDH dénonce aussi "des interventions répressives violentes et injustifiées des forces publiques contre un ensemble de marches, de sit-in et de manifestations pacifiques" et "des violations des droits humains et des libertés" visant militants et organisations défendant ces droits.

L'ONG s'inquiète également de blocages pour l'enregistrement administratif de 28 de ses 30 sections, une procédure indispensable pour le fonctionnement des associations au Maroc.

L'an dernier, l'AMDH avait déjà dénoncé une "régression patente des droits humains" en déplorant l'"augmentation considérable du nombre de détenus politiques".

Le roi Mohammed VI a depuis prononcé plusieurs grâces concernant des militants du Hirak et d'un mouvement similaire lancé dans la ville minière de Jerada (nord-est).

Plusieurs voix, dont des responsables politiques, s'élèvent depuis quelques semaines pour que les derniers détenus du Hirak soient libérés à l'occasion de l'anniversaire des 20 ans de règne du roi, fin juillet.


L'Association marocaine des droits humains (AMDH) s'est alarmée vendredi d'une dégradation de la situation des droits humains dans le royaume, énumérant des "interventions répressives", des "violations" des droits et des décès en détention.

Selon l'AMDH, il y a une "escalade des violations des droits humains et des libertés publiques et individuelles" au Maroc, l'Etat...