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Dernières Infos - Liban

Les évêques maronites condamnent les affrontements de la Montagne

Les évêques maronites réunis à Bkerké, sous la présidence du patriarche Béchara Raï. Photo Ani

Les évêques maronites, qui ont tenu leur réunion mensuelle au siège patriarcal à Bkerké, ont condamné mercredi les échanges de tirs de dimanche, dans la Montagne libanaise qui ont coûté la vie à deux des gardes du corps du ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, et appelé les autorités à traduire les responsables en justice. 

Dans un communiqué, les prélats ont "condamné fermement les événements fâcheux qui ont eu lieu dans la région de Aley et ont coûté la vie à deux personnes", et invité les autorités à "juger les responsables" afin d'empêcher "la détérioration de la situation et l'apparition des hommes armés dans les rues".

Les évêques, réunis sous la présidence du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, ont exhorté dans le même temps les parties politiques à adopter un discours qui "reste loin de l'attitude de défi dans leurs relations les unes avec les autres", prévenant que "la violence n'engendre que la violence".

Dimanche des tirs visant le convoi de M. Gharib, qui traversait la localité de Qabr Chmoun, ont fait deux morts, Samer Abou Faraj et Rami Salmane, gardes du corps de Saleh Gharib, et trois blessés. Ils sont survenus au moment où le chef du Courant patriotique libre et chef de la diplomatie, Gebran Bassil, effectuait une tournée partisane dans la région, au milieu d’une violente contestation druze dans les villages où domine le Parti socialiste progressiste (PSP, du leader druze Walid Joumblatt, rival de Talal Arslane, chef du parti auquel appartient M. Gharib). La colère des joumblattistes s'était manifestée par des blocages de route à Kfar Matta.

Le leader des Marada, Sleimane Frangié, s'est joint au conseil des évêques maronites. A l'issue de la réunion, il a appelé l'Etat à "respecter ses obligations et apaiser les rancœurs". Il a souligné que sa visite à Bkerké avait été prévue avant que n'aient lieu les incidents de la Montagne. 

Les évêques maronites ont par ailleurs reproché aux responsables en charge d'étudier le projet de budget de l'Etat pour l'année en cours "de ne pas être sensibles à la colère de certains Libanais", en cherchant à assurer les recettes de l'Etat "de la poche" des citoyens. 

La commission a entamé le 10 juin l’examen du projet de budget pour 2019, qui devra ensuite être voté par le Parlement. Le Liban fonctionne officiellement sans budget depuis le 31 mai, mais la commission a déjà validé le projet de loi l’autorisant à le faire jusqu’à fin juillet, date avant laquelle les responsables espèrent que le projet sera définitivement adopté.


Les évêques maronites, qui ont tenu leur réunion mensuelle au siège patriarcal à Bkerké, ont condamné mercredi les échanges de tirs de dimanche, dans la Montagne libanaise qui ont coûté la vie à deux des gardes du corps du ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, et appelé les autorités à traduire les responsables en justice. Dans un communiqué, les...