Rechercher
Rechercher

Liban - Békaa

Le moukhtar de Haour Taala visé par des tirs à Brital

Chawki Masri, 66 ans, moukhtar de Haour Taala (caza de Baalbeck), a été la cible hier de tirs, alors qu’il conduisait sa voiture dans la région voisine de Brital. Blessé au ventre et au pied, le responsable a été transporté à l’hôpital de la région, où ses jours ne semblent pas en danger.

Selon le président du conseil municipal de Haour Taala, Ali Hammoud Masri, un parent de la victime contacté par L’Orient-Le Jour, « l’agression a été perpétrée par des proches du moukhtar et serait liée à une vendetta sur fond de différend familial profond qui remonte à quelques années déjà ». « On dit que le conflit a pour origine une histoire de terrain, observe-t-il. Ce conflit s’est envenimé lorsque le fils du moukhtar a été tué, il y a deux ans. Il était âgé de 37 ans », explique encore Ali Masri. Et d’ajouter que « la réponse du moukhtar n’a pas tardé ». « En guise de vengeance, une personne de l’autre partie a été tuée », affirme-t-il. L’agression contre le moukhtar Chawki Masri est « le énième épisode de cet interminable conflit d’ordre personnel ». Un conflit que « les dignitaires de la région ont bien essayé de circonscrire », en tentant de réconcilier les adversaires, également voisins, mais en vain. « Ils ne veulent rien entendre », regrette le président de la municipalité, qui espère que cet incident sera « le déclic nécessaire vers la réconciliation ». Quant à « l’État, il est aux abonnés absents », déplore Ali Masri, précisant qu’« aucune patrouille des forces de l’ordre n’a même pris la peine de se rendre à Haour Taala ». Les agressions armées contre des dignitaires locaux ne sont pas exceptionnelles. Le 11 juin dernier, le responsable des relations publiques de la Jamaa islamiya, le cheikh Mohammad Jarrar, a été assassiné à Chebaa (Hasbaya), provoquant une onde de choc dans les milieux politiques locaux. L’enquête n’a toujours pas déterminé s’il s’agissait d’un assassinat à caractère politique ou d’une vendetta liée à un conflit d’ordre personnel. Et ce, alors que la formation de la Jamaa islamiya se disait convaincue du caractère éminemment politique du meurtre. Résultat, les criminels courent toujours.

Chawki Masri, 66 ans, moukhtar de Haour Taala (caza de Baalbeck), a été la cible hier de tirs, alors qu’il conduisait sa voiture dans la région voisine de Brital. Blessé au ventre et au pied, le responsable a été transporté à l’hôpital de la région, où ses jours ne semblent pas en danger. Selon le président du conseil municipal de Haour Taala, Ali Hammoud Masri, un parent de la victime contacté par L’Orient-Le Jour, « l’agression a été perpétrée par des proches du moukhtar et serait liée à une vendetta sur fond de différend familial profond qui remonte à quelques années déjà ». « On dit que le conflit a pour origine une histoire de terrain, observe-t-il. Ce conflit s’est envenimé lorsque le fils du moukhtar a été tué, il y a deux ans. Il était âgé de 37 ans », explique...
commentaires (1)

Tout conflit de la sorte se règle en éliminant la têtes des deux bords par une tierce partie qui ne sera, comme par hasard ou habitude, jamais découverte...

Pierre Hadjigeorgiou

08 h 54, le 03 juillet 2019

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Tout conflit de la sorte se règle en éliminant la têtes des deux bords par une tierce partie qui ne sera, comme par hasard ou habitude, jamais découverte...

    Pierre Hadjigeorgiou

    08 h 54, le 03 juillet 2019

Retour en haut