Dans le monde entier, il symbolise le Tour de France. Le maillot jaune fête les 100 ans d’une histoire légendaire et tumultueuse, nourrie du seul culte de la victoire. L’anniversaire coïncidera le 19 juillet, à Pau, avec le seul contre-la-montre de cette édition 2019 qui débutera samedi à Bruxelles. Cent ans plus tôt, la tenue de lumière faisait une furtive apparition dans le peloton du Tour, le premier organisé après la Première Guerre mondiale (1914-1918). Jaune, comme la couleur du papier d’imprimerie du journal organisateur L’Auto, l’ancêtre de L’Équipe. Jaune, pour « reconnaître le leader » suivant le souhait d’Henri Desgrange, qui avait créé le Tour en 1903, seize ans plus tôt : « À l’avenir, le routier figurant à la première place du classement général sera porteur d’un maillot spécial. » Eugène Christophe, le héros du Tourmalet qu’il avait dévalé à pied pour réparer sa fourche cassée à la forge du village de Sainte-Marie-de-Campan en 1913, est le premier à le revêtir à Grenoble. Mais le « Vieux Gaulois », âgé de 34 ans, échouera à le ramener à Paris. À cause d’une réparation trop longue dans l’avant-dernière étape. Le début d’une série de rebondissements, d’exploits et de coups de théâtre qui racontent une aventure toujours renouvelée. Un siècle plus tard, le Tour rend hommage au champion qui a porté l’habit d’excellence le plus souvent (97 jours, mais 111 fois si l’on tient compte des demi-étapes aujourd’hui oubliées) : Eddy Merckx.
Sport
Le maillot jaune, une légende à l’histoire tumultueuse...
OLJ / le 03 juillet 2019 à 00h00

