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Nucléaire iranien : Moscou "regrette" mais appelle à "ne pas dramatiser"



e vice-ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Riabkov, en 2013. Photo d'archives AFP / Fabrice COFFRINI

La Russie a dit lundi "regretter" l'annonce par l'Iran d'un franchissement de la limite imposée à ses réserves d'uranium par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, tout en appelant à ne pas "dramatiser".

Le dépassement de la limite des 300 kilos d'uranium faiblement enrichi "suscite le regret, mais il ne faut pas dramatiser", a estimé le vice-ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Riabkov, cité par les agences russes. M. Riabkov a estimé qu'il s'agissait d'une "conséquence naturelle des événements récents" et que l'Iran faisait l'objet d'une "pression sans précédent" de la part des Etats-Unis. Il a appelé les Européens à "ne pas envenimer la situation", et Téhéran à se conduire "de manière responsable" et à rester partie de l'accord conclu en juillet 2015 à Vienne.

L'Iran s'était engagé par ce texte à ne pas chercher à acquérir la bombe atomique et a accepté de réduire drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée de sanctions internationales asphyxiant son économie. Mais le retour des sanctions américaines après le retrait unilatéral décidé par Donald Trump en mai 2018 a eu pour effet d'isoler presque totalement l'Iran du système financier international et de lui faire perdre la quasi totalité de ses acheteurs de pétrole.

Téhéran menace désormais de reprendre des activités d'enrichissement d'uranium à un taux supérieur au degré maximal fixé par l'accord et de relancer son projet de construction d'un réacteur à eau lourde à Arak (centre), si les autres Etats encore parties à l'accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne l'aident pas à contourner les sanctions américaines.

La Russie a dit lundi "regretter" l'annonce par l'Iran d'un franchissement de la limite imposée à ses réserves d'uranium par l'accord de 2015 sur son programme nucléaire, tout en appelant à ne pas "dramatiser".
Le dépassement de la limite des 300 kilos d'uranium faiblement enrichi "suscite le regret, mais il ne faut pas dramatiser", a estimé le vice-ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Riabkov, cité par les agences russes. M. Riabkov a estimé qu'il s'agissait d'une "conséquence naturelle des événements récents" et que l'Iran faisait l'objet d'une "pression sans précédent" de la part des Etats-Unis. Il a appelé les Européens à "ne pas envenimer la situation", et Téhéran à se conduire "de manière responsable" et à rester partie de l'accord conclu en juillet 2015 à Vienne.L'Iran s'était engagé par ce...