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Oman va ouvrir une ambassade dans les Territoires palestiniens

Photo d'archives AFP/KARIM JAAFAR

Le sultanat d'Oman a annoncé mercredi son intention d'ouvrir une ambassade dans les Territoires palestiniens, en pleine conférence sur le volet économique d'un plan de règlement américain qui laisse dans le flou l'idée d'un Etat palestinien.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a précisé qu'une mission se rendrait à Ramallah en Cisjordanie occupée, siège de l'Autorité palestinienne, pour préparer l'ouverture de cette mission diplomatique.

"En soutien au peuple palestinien, le sultanat d'Oman a décidé d'ouvrir une mission diplomatique avec rang d'ambassade dans l'Etat de Palestine", a indiqué le ministère.

Oman sera le premier pays arabe du Golfe à avoir une ambassade à Ramallah , ville de Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de cinquante ans.

Le sultanat a boudé la conférence organisée à Bahreïn pour présenter le volet économique du plan de Jared Kushner, conseiller et gendre du président Donald Trump, qui ambitionne de résoudre le conflit israélo-palestinien.

Le volet politique de ce plan, qui doit en principe être dévoilé en novembre après les élections israéliennes, ignorerait l'idée d'un règlement du conflit au Proche-Orient sur la base de deux Etats, israélien et palestinien, longtemps défendue par la diplomatie américaine.

La conférence de Bahreïn passe aussi pour un moyen, pour l'administration Trump, d'oeuvrer à un réchauffement entre pays arabes et Israël.

Paradoxalement, le sultanat d'Oman paraissait jusqu'ici parmi les rares pays à avoir des contacts avec Israël.

Le sultan Qabous d'Oman a reçu en octobre 2018 à Mascate le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

En février de la même année, Youssef ben Alaoui Abdallah, ministre omanais en charge des Affaires étrangères a été l'un des rares responsables arabes à se rendre sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville sainte occupé et annexé par Israël.

A Ramallah, la conseillère du président Mahmoud Abbas, Hanane Achraoui, a prudemment salué l'annonce omanaise.

"Nous saluons l'ouverture d'ambassades par ceux qui reconnaissent la Palestine en tant qu'Etat", a-t-elle dit à des journalistes. Mais "si cela doit avoir un prix politique, cela aura des ramifications".

Si l'ouverture de cette ambassade a pour corollaire une reconnaissance d'Israël par le sultanat, "ce sera totalement inacceptable", a-t-elle dit. "L'initiative de paix arabe stipule très clairement qu'il ne peut pas y avoir de reconnaissance d'Israël tant qu'il ne s'est pas retiré des Territoires occupés. Nous escomptons que l'ambassade d'Oman serve uniquement les Palestiniens".

Les pays arabes ont historiquement fait du règlement de la question palestinienne la condition d'une normalisation avec Israël. Cependant, après des décennies d'hostilités, les signes d'un rapprochement se sont succédé ces derniers mois.


Le sultanat d'Oman a annoncé mercredi son intention d'ouvrir une ambassade dans les Territoires palestiniens, en pleine conférence sur le volet économique d'un plan de règlement américain qui laisse dans le flou l'idée d'un Etat palestinien.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a précisé qu'une mission se rendrait à Ramallah en Cisjordanie occupée,...