Le parti Kataëb a condamné le mutisme observé par le pouvoir à la suite des critiques formulées, vendredi, par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah à l’égard des positions officielles libanaises exprimées par le Premier ministre Saad Hariri lors des sommets de La Mecque.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bureau politique sous la présidence de Samy Gemayel, député du Metn, le parti a stigmatisé « le fait de confisquer la décision de l’État et de le mener vers les conflits des axes ». Et la formation de dénoncer « le silence officiel douteux qui est à même de consacrer la mainmise (du Hezbollah) sur le pouvoir et de porter atteinte à la réputation internationale du Liban ».
Les Kataëb ont insisté sur « l’importance, pour le Liban, de respecter la neutralité et de se conformer à la légalité arabe et internationale ».
Le parti de Samy Gemayel a, en outre, invité le pouvoir à fermer tous les points de passage illégaux, « dans la mesure où cela, doublé de la lutte contre les trafiquants, est le premier pas susceptible de permettre à l’État d’exercer sa souveraineté aux frontières ». Et d’inciter le gouvernement à « œuvrer pour renforcer les capacités de l’armée pour lui permettre de remplir ses devoirs de la meilleure manière qui soit ».
Évoquant enfin la question des réfugiés syriens, les Kataëb ont estimé que « l’approche officielle de ce dossier n’est pas à la hauteur de l’ampleur et du danger de la crise, d’autant qu’elle constitue désormais un danger existentiel pour le Liban ». Le communiqué Kataëb appelle à une « sérieuse et réelle application du code du travail et des décisions du ministère de l’Intérieur selon lesquelles tout Syrien qui rentre dans son pays ne devrait plus être considéré comme réfugié ». Et d’inciter à œuvrer en faveur du retour de ces réfugiés dans les plus brefs délais.


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