Rafael Nadal a parfaitement entamé, hier, sa chasse à un 12e sacre à Roland-Garros. Kai Pfaffenbach/Reuters
Rafael Nadal, grandissime favori, a idéalement lancé hier sa chasse au 12e sacre à Roland-Garros, juste avant que Novak Djokovic et Serena Williams n’entrent en scène.
Personne ne donnait cher de la peau du joueur allemand Yannick Hanfmann, issu des qualifications, face au roi de Roland-Garros pour ce 1er tour. Et le scénario prévu d’une démolition en règle n’a pas connu d’accroc. Très largement au-dessus, Nadal n’a jamais été inquiété par l’Allemand, battu 6-2, 6-1, 6-3. Le n° 2 mondial espagnol a surtout profité de ce 1er tour, vécu comme une promenade de santé, pour se régler sur le tout nouveau court Philippe-Chatrier. Cette entame à la porte d’Auteuil, à Paris, confirme en tout cas une chose : les doutes nés de ses trois défaites sur terre battue cette saison, déjà en partie levés par son titre au tournoi de Rome (où il a battu Djokovic en finale), ne sont qu’un lointain souvenir.
Le principal rival de l’Espagnol, le Serbe Novak Djokovic, lui a succédé sur le central. Le n° 1 mondial est lancé dans une quête tout aussi incroyable : celle d’un quatrième titre du grand chelem d’affilée, à cheval sur deux saisons toutefois. Il s’est qualifié sans souci pour le 2e tour en battant (6-4, 6-2, 6-2) le 44e mondial polonais Herbert Hurcakz. Ce match avait soi-disant tout du piège pour le Serbe face à un joueur talentueux, quart-de-finaliste à Indian Wells cette saison. Djokovic a démontré le contraire. Au prochain tour, il affrontera le lucky loser suisse Henri Laaksonen (104e), vainqueur de l’Espagnol Pedro Martinez.
Le Suisse Stan Wawrinka (28e), vainqueur du tournoi en 2015, s’est lui aussi qualifié pour le 2e tour en battant le Slovaque Jozef Kovalik (6-1, 6-7 (3/7), 6-2, 6-3). Au prochain tour, Wawrinka affrontera le Chilien Cristian Garin (37e). Le Français Richard Gasquet, lui, malgré six mois d’absence sur le circuit et une opération, s’en est également sorti face à l’Allemand Mischa Zverev sans vraiment forcer (6-3, 6-4, 6-3). Toujours côté Français, comme Nicolas Mahut dimanche, Pierre-Hugues Herbert (43e mondial), mené deux sets à zéro, a réussi à renverser la situation face au Russe Daniil Medvedev (14e), qu’il a vaincu en cinq sets. Autre Bleu, Gilles Simon (29e) s’est qualifié sans trembler pour le 2e tour en écartant l’Ukrainien Sergiy Stakhovsky (6-3, 6-3, 6-4).
Dans le tableau féminin, là encore, une entrée en scène pour un morceau d’histoire : comme à chaque grand chelem sur lequel l’Américaine Serena Williams s’aligne depuis un an et demi et son titre à l’Open d’Australie (2017), la joueuse vise le record des 24 trophées de grand chelem détenu jusqu’ici par l’Australienne Margaret Court. Elle se présente à la porte d’Auteuil sans vraiment de repères, avec neuf matches dont un seul sur terre battue, et un corps fragile. Face à la Russe Vitalia Diatchenko (83e mondiale), elle devait donc être particulièrement scrutée hier soir.
Hier encore, le tableau féminin s’est de nouveau allégé de quelques têtes de série, dont la Tchèque Petra Kvitova (n° 6), forfait en raison de douleurs au bras gauche, et l’ex-n° 1 mondiale danoise Caroline Wozniacki, battue d’entrée par la Russe Veronika Kudermetova en trois sets (0-6, 6-3, 6-3). Parmi l’impressionnant contingent bleu (13 participants) prévu sur les courts hier, le coup de chapeau revient à la toute jeune Diane Parry qui, à 16 ans, s’est offert une très belle performance. Sur le court n° 8, la 457e joueuse mondiale a remporté sa première victoire en grand chelem face à la 102e mondiale biélorusse Vera Lapko (6-2, 6-4).
Source : AFP

