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Sport - Formule 1 / Grand Prix De Monaco

Les Mercedes seront-elles encore imbattables ?

Depuis 2014, la marque allemande a remporté chaque année le championnat du monde pilotes et constructeurs, et cette saison, sur cinq GP déjà disputés, les Flèches d’argent ont enregistré cinq doublés.

Lewis Hamilton arrivant hier sur sa moto dans les paddocks du circuit de Monaco. Le quintuple champion du monde (1er) compte déjà 46 points d’avance sur Max Verstappen (3e) et 48 sur Vettel (4e) au classement des pilotes. Seul son équipier chez Mercedes, Valtteri Bottas, reste tout près de lui (2e) à seulement 7 points. Benoît Tessier/Reuters

Cinq courses, cinq doublés, Lewis Hamilton et Valtteri Bottas qui caracolent en tête du championnat : les Mercedes seront-elles encore imbattables lors du Grand Prix de Monaco, le week-end prochain, ou bien les Ferrari et les Red Bull ont-elles encore une chance de les vaincre ?

Après la démonstration des Flèches d’argent à Barcelone il y a deux semaines, la tâche semble difficile pour Sebastian Vettel et Charles Leclerc et leurs Ferrari, et encore plus pour Max Verstappen et sa Red Bull. Mercedes compte déjà 96 points d’avance au championnat du monde des constructeurs sur Ferrari. Au classement des pilotes, Lewis Hamilton compte 46 points d’avance sur Max Verstappen (3e) et 48 sur Vettel (4e). Seul Valtteri Bottas reste tout près de lui à seulement 7 points. Il reste certes encore 16 épreuves à disputer, mais à moins d’un retournement spectaculaire, les jeux semblent faits et l’intérêt du championnat déjà très amoindri. « Nous essayons de faire du mieux que nous pouvons et de repousser les limites en essayant sans cesse de nous améliorer, chaque jour et chaque année (...), mais si je retire ma casquette Mercedes, bien entendu les fans aimeraient voir plus de changements, plus d’imprévisibilité », reconnaît Toto Wolff, le patron de l’écurie Mercedes, maintenant orpheline de Niki Lauda, son président non exécutif.

Depuis l’introduction en 2014 du règlement imposant des moteurs V6 turbocompressés hybrides, la marque allemande a remporté le championnat du monde des pilotes et des constructeurs chaque année. Si les essais d’avant-saison avaient laissé entrevoir un renouveau des Ferrari, leur début de saison est mauvais et leurs pilotes n’ont même pas pu monter sur le podium à Barcelone, laissant cet honneur à Max Verstappen et sa Red Bull-Honda. « La saison est encore longue et notre approche est de ne jamais renoncer », a tenté de se rassurer le patron de l’écurie italienne, Mattia Binotto, après le Grand Prix d’Espagne. La pilule était d’autant plus amère que Ferrari y étrennait un moteur plus puissant. « Nous sommes bien au niveau de la puissance, mais il y a des faiblesses au niveau de la voiture qui ont été mises en évidence », a-t-il constaté après la course, allant jusqu’à évoquer indirectement l’éventualité d’un problème avec la conception de la monoplace.

Leclerc à domicile

S’y ajoute une rivalité larvée entre Sebastian Vettel et Charles Leclerc, le quadruple champion du monde allemand ne voyant pas d’un très bon œil le jeune monégasque venir lui mordiller les chevilles. Sur la piste tortueuse de la principauté, Charles Leclerc sera chez lui et voudra briller, une raison supplémentaire de ne pas faire de cadeau à son aîné. « Cela ne va pas être un week-end facile pour nous », a-t-il estimé hier.

L’an passé, Monaco a réussi à Red Bull avec la victoire de Daniel Ricciardo, depuis passé chez Renault qui était le motoriste de l’équipe autrichienne la saison dernière. Celle-ci est maintenant propulsée par un moteur Honda qui se révèle fiable, sinon puissant, et a permis à Max Verstappen de monter déjà deux fois sur la 3e marche du podium cette année. Mais le pilote néerlandais concède que ce tracé piège ne lui a pas toujours été favorable. Il avait envoyé l’an dernier sa Red Bull dans les rails de sécurité lors des derniers essais libres et n’avait pas pu prendre part aux qualifications, s’élançant de la dernière ligne pour terminer 9e de la course. « Il est peut-être temps de renverser la tendance », espère-t-il avant cette course où son coéquipier, le pilote français Pierre Gasly, essaiera de confirmer ses progrès affichés en Espagne.

Derrière, c’est toujours la lutte pour être « le meilleur du reste » entre les McLaren, les Racing Point, les Haas, les Alfa Romeo et les Renault, qui se tiennent en dix points mais pour qui un podium relèverait du miracle. Monaco réserve pourtant des surprises : n’est-ce pas ici que les pilotes français Jean-Pierre Beltoise (1972) et Olivier Panis (1996), puis le pilote italien Jarno Trulli (2004) ont remporté la seule victoire de leurs carrières, déjouant tous les pronostics ?

Jean-Louis DOUBLET / AFP

Cinq courses, cinq doublés, Lewis Hamilton et Valtteri Bottas qui caracolent en tête du championnat : les Mercedes seront-elles encore imbattables lors du Grand Prix de Monaco, le week-end prochain, ou bien les Ferrari et les Red Bull ont-elles encore une chance de les vaincre ? Après la démonstration des Flèches d’argent à Barcelone il y a deux semaines, la tâche semble difficile pour Sebastian Vettel et Charles Leclerc et leurs Ferrari, et encore plus pour Max Verstappen et sa Red Bull. Mercedes compte déjà 96 points d’avance au championnat du monde des constructeurs sur Ferrari. Au classement des pilotes, Lewis Hamilton compte 46 points d’avance sur Max Verstappen (3e) et 48 sur Vettel (4e). Seul Valtteri Bottas reste tout près de lui à seulement 7 points. Il reste certes encore 16 épreuves à disputer, mais à...
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