X

Dernières Infos

Soudan: arrestation empêchée de l'ex-chef des renseignements



AFP
21/05/2019

L'arrestation de l'ancien chef du service des renseignements soudanais (NISS) Salah Gosh, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour corruption, a été empêchée par des agents de cet organisme, a affirmé mardi l'association des procureurs soudanais.

Le très redouté NISS est accusé d'avoir mené une répression contre les manifestants mobilisés contre le régime du président Omar el-Béchir depuis décembre 2018, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés.

M. Gosh avait démissionné le 13 avril, deux jours après la destitution par l'armée du président Omar el-Béchir, à la faveur de ce mouvement de protestation.

Lundi, une équipe de policiers et de procureurs devaient se rendre chez M. Ghosh pour l'arrêter et fouiller son domicile, a déclaré dans un communiqué l'association des procureurs. Mais "les agents du NISS chargés de la sécurité de son domicile ont refusé d'appliquer le mandat d'arrêt, assurant qu'ils n'avaient pas reçu d'instructions en ce sens", a-t-elle ajouté.

Selon l'association, ces agents ont même menacé d'utiliser leurs armes à feu contre les policiers.

Dénonçant une "violation flagrante de la loi", l'association a appelé à la démission du nouveau chef du NISS, le général Aboubaker Moustafa, et à la "restructuration" de cette organisme. Elle a également appelé à l'ouverture d'une "enquête sur ces faits qui affectent l'indépendance du parquet".

M. Gosh est considéré comme un acteur clé de l'ancien régime de M. Béchir. Les groupes de défense des droits humains et les manifestants réclament qu'il soit arrêté et jugé pour son rôle dans la répression. Son mandat d'arrêt porte néanmoins sur des faits d'"enrichissement illicite".

Mardi, des leaders de la contestation ont annoncé leur intention d'organiser une grève générale alors que les négociations avec les généraux au pouvoir ont achoppé sur la présidence et la composition du futur organe chargé d'assurer la transition post-Béchir.

Les manifestants reprochent aux militaires, des hommes de l'ancien régime, de ne pas vouloir transférer le pouvoir aux civils.

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le gouvernement se réunit aujourd’hui, mais la crise de confiance est trop profonde

Commentaire de Anthony SAMRANI

Le réveil d’une nation

de Sahar AL-ATTAR

72 heures, et un miracle

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants