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Soudan: arrestation empêchée de l'ex-chef des renseignements



Des Soudanais manifestent devant le QG de l'armée à Khartoum, le 19 mai 2019. AFP / Mohamed el-Shahed

L'arrestation de l'ancien chef du service des renseignements soudanais (NISS) Salah Gosh, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour corruption, a été empêchée par des agents de cet organisme, a affirmé mardi l'association des procureurs soudanais.

Le très redouté NISS est accusé d'avoir mené une répression contre les manifestants mobilisés contre le régime du président Omar el-Béchir depuis décembre 2018, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés.

M. Gosh avait démissionné le 13 avril, deux jours après la destitution par l'armée du président Omar el-Béchir, à la faveur de ce mouvement de protestation.

Lundi, une équipe de policiers et de procureurs devaient se rendre chez M. Ghosh pour l'arrêter et fouiller son domicile, a déclaré dans un communiqué l'association des procureurs. Mais "les agents du NISS chargés de la sécurité de son domicile ont refusé d'appliquer le mandat d'arrêt, assurant qu'ils n'avaient pas reçu d'instructions en ce sens", a-t-elle ajouté.

Selon l'association, ces agents ont même menacé d'utiliser leurs armes à feu contre les policiers.

Dénonçant une "violation flagrante de la loi", l'association a appelé à la démission du nouveau chef du NISS, le général Aboubaker Moustafa, et à la "restructuration" de cette organisme. Elle a également appelé à l'ouverture d'une "enquête sur ces faits qui affectent l'indépendance du parquet".

M. Gosh est considéré comme un acteur clé de l'ancien régime de M. Béchir. Les groupes de défense des droits humains et les manifestants réclament qu'il soit arrêté et jugé pour son rôle dans la répression. Son mandat d'arrêt porte néanmoins sur des faits d'"enrichissement illicite".

Mardi, des leaders de la contestation ont annoncé leur intention d'organiser une grève générale alors que les négociations avec les généraux au pouvoir ont achoppé sur la présidence et la composition du futur organe chargé d'assurer la transition post-Béchir.

Les manifestants reprochent aux militaires, des hommes de l'ancien régime, de ne pas vouloir transférer le pouvoir aux civils.


L'arrestation de l'ancien chef du service des renseignements soudanais (NISS) Salah Gosh, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour corruption, a été empêchée par des agents de cet organisme, a affirmé mardi l'association des procureurs soudanais.

Le très redouté NISS est accusé d'avoir mené une répression contre les manifestants mobilisés contre le régime du président...