Le président Aoun a lancé, hier depuis Baabda, une série de trois timbres représentant des oiseaux migrateurs. Photo Dalati et Nohra
Malgré toutes les crises qu’il s’attache à gérer, le président de la République, Michel Aoun, a accordé hier une attention spéciale à une question environnementale, en présidant une campagne pour la protection des oiseaux migrateurs qui s’est traduite par le lancement de trois timbres sur lesquels sont justement représentés des oiseaux migrateurs traversant le ciel du Liban.
L’événement s’est tenu à Baabda, à l’occasion de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs, en présence de la Première dame Nadia Chami, des ministres des Télécommunications et de la Justice, respectivement Mohammad Choucair et Albert Serhane, de la conseillère spéciale du président Aoun, Claudine Aoun Roukoz, ainsi que de personnalités du monde diplomatique et administratif, et d’activistes pour la protection de l’environnement.
« On pourrait s’interroger sur le sens de l’intérêt que nous portons à la préservation des oiseaux, alors que le Liban patauge dans les crises », a déclaré le chef de l’État, affirmant qu’« œuvrer à traiter ces crises ne veut pas dire que nous ignorons d’autres problèmes tout aussi vitaux ». « Nous célébrons aujourd’hui le lancement des timbres d’oiseaux migrateurs pour mettre l’accent sur notre attachement à faire du Liban un passage sûr pour ces oiseaux », a-t-il enchaîné, estimant qu’« il est inadmissible que notre pays, signataire en 1992 de la convention internationale pour la préservation des oiseaux en péril dans le monde, soit classé parmi les zones dangereuses où ces oiseaux sont tués, cela simplement parce que certains Libanais mélangent le concept de chasse avec celui de mise à mort gratuite ». Le président a également rappelé que le Liban avait adopté « en 1952 une loi sur la réglementation de la chasse qui n’a pas été respectée », indiquant que « le chaos qui s’en est suivi a conduit en 1996 à la décision d’interdire la chasse ». « En 2017, le ministère de l’Environnement a délimité la saison de chasse à cinq mois par an à partir du mois de septembre », s’est ensuite félicité le président Aoun, appelant les ministères de l’Environnement, de l’Agriculture, de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que les services sécuritaires et la société civile à coopérer en vue d’une bonne application de la loi.
« La nature est régie par trois mondes interconnectés pour équilibrer et maintenir la vie, à savoir ceux de l’homme, des animaux et du monde végétal », a fait observer M. Aoun, soulignant que « toute défaillance de l’un de ces mondes se répercute négativement sur les autres ».

