Rechercher
Rechercher

Liban - Social

Manifestations et grèves se poursuivent à travers le pays

Les employés de la Banque du Liban ont rejoint les mouvements de protestation et menacent d’une grève ouverte.

Les employés de la Banque du Liban ont protesté à leur tour contre les mesures d’austérité qui risquent de les toucher. Photo ANI

À la manière de la boîte de Pandore que l’on vient d’ouvrir, le projet de budget 2019 et les rumeurs qui l’ont accompagné ont laissé échapper au grand jour toute la panoplie de frustrations accumulées depuis l’annonce de mesures d’austérité et d’éventuelles réductions de salaires et de compensations dans le secteur public. Le ras-le-bol est désormais patent et se déverse parfois pêle-mêle dans la rue, convertie en défouloir.

Alors que le Conseil des ministres poursuivait hier son examen des clauses du budget pour le quatrième jour consécutif, le pays semblait paralysé par une série de grèves et de mouvements de protestation qui ont touché une large partie du secteur public.

Lancée il y a quelques jours par la Confédération des syndicats ouvriers du secteur public et des offices autonomes sous l’impulsion de la Confédération générale des travailleurs du Liban, la grève décrétée a été religieusement observée dans plusieurs régions du pays pour le second jour consécutif et devrait se poursuivre encore demain.

La contagion de la contestation s’est étendue hier aux employés de la Banque du Liban qui ont manifesté pour mettre en garde notamment contre toute éventuelle mesure qui affecterait leurs salaires ou certains de leurs avantages. Les salariés, qui poursuivront leur grève aujourd’hui, protestent en outre contre tout projet visant à leur imposer des réductions de salaires, estimant que la direction de la banque avait déjà pris depuis des années des mesures d’austérité en amont qu’elle a imposées à ses salariés, lesquels par ailleurs n’ont pas bénéficié du réajustement de la grille des salaires dont a profité le secteur public. Les employés tiendront aujourd’hui une assemblée générale à l’issue de laquelle ils décideront s’ils doivent ou non décréter une grève ouverte.

« Si le budget est adopté dans sa mouture actuelle et s’il comprend des clauses relatives aux salaires des employés ou à leurs compensations, la grève ouverte sera décrétée à partir de lundi », précise un communiqué publié par les protestataires.

D’autres mouvements de protestation ont essaimé en divers points du pays, dénonçant une situation économique et sociale devenue insoutenable. C’est le cas notamment du syndicat des propriétaires de camions du service public, qui a tenu une réunion urgente pour informer les responsables de « la situation précaire » dans laquelle se trouvent les propriétaires qui ont été contraints de suspendre leur travail pendant deux semaines durant les fêtes. Un arrêt qui a été prolongé par la fermeture pendant plusieurs jours du port de Beyrouth par les militaires retraités qui, eux, protestaient contre toute atteinte à leurs droits et avantages, une paralysie qui a occasionné des pertes substantielles aux propriétaires de camions, disent-ils.

À Baalbeck, les ouvriers chargés de l’entretien des systèmes de distribution d’eau dans la région ont observé un sit-in au siège de l’Office des eaux de la Békaa et annoncé qu’ils suspendront leur travail à partir de lundi prochain. Ils protestent contre le non-renouvellement de leur contrat de travail et la précarité de leur situation.

À la manière de la boîte de Pandore que l’on vient d’ouvrir, le projet de budget 2019 et les rumeurs qui l’ont accompagné ont laissé échapper au grand jour toute la panoplie de frustrations accumulées depuis l’annonce de mesures d’austérité et d’éventuelles réductions de salaires et de compensations dans le secteur public. Le ras-le-bol est désormais patent et se déverse parfois pêle-mêle dans la rue, convertie en défouloir. Alors que le Conseil des ministres poursuivait hier son examen des clauses du budget pour le quatrième jour consécutif, le pays semblait paralysé par une série de grèves et de mouvements de protestation qui ont touché une large partie du secteur public. Lancée il y a quelques jours par la Confédération des syndicats ouvriers du secteur public et des offices autonomes sous...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut