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Conférence de presse

Cap sur Beirut Holidays et ses multiples saveurs

Sept spectacles qui s’étalent du 11 au 31 juillet (au Beirut Waterfront), pour une édition placée sous le signe de la variété tous azimuts.

Les ministres de la Culture et du Tourisme lors de l’annonce du programme de Beirut Holidays 2019. Photo Michel Sayegh

Chut les mauvaises langues qui critiquent les programmes des festivals programmant des têtes d’affiche has been et/ou autres artistes « revenants ». En 2019, il faut positiver et voir le verre à moitié plein. Si les artistes qui foulent les scènes libanaises y reviennent une deuxième, une troisième ou une quatrième fois, c’est parce qu’ils ont aimé l’ambiance du pays, la chaleur de l’accueil et la cuisine raffinée, bien entendu. De quoi se sentir flatté, non ? Raison de plus donc d’applaudir la ténacité et la persévérance des festivals qui commencent à annoncer leurs couleurs pour l’été 2019.

Sept soirées en perspective pour la huitième édition du festival Beirut Holidays organisé par Star System, 2U2C et Production Factory dont le président, Amine Abi Yaghi, a lancé la programmation au cours d’une conférence de presse à l’hôtel Phoenicia InterContinental en présence des ministres du Tourisme et de la Culture, respectivement Avédis Guidanian et Mohammad Daoud.

N’y allant pas par quatre chemins, le ministre du Tourisme a déclaré d’emblée : « Le pays souffre d’une crise économique. Je ne suis déjà pas très populaire auprès des organisateurs de festivals, car je leur dis toujours que l’État n’est pas capable de leur apporter un soutien financier. En cette année de disette, ils vont me haïr davantage encore. D’autant plus que les coupes dans le budget se feront sans doute à ce niveau-là. Mais les festivals savent que je suis à leurs côtés pour tout soutien moral. Et puis certains, comme Beirut Holidays, se débrouillent très bien sans l’aide de l’État. »

Abondant dans le même sens, le ministre de la Culture a loué les efforts des organisateurs pour la qualité de leur travail, tant sur le plan culturel que sur le plan économique, « car les festivals apportent également des opportunités de travail dans la capitale mais surtout dans les régions ».

Parole ensuite à Abi Yaghi qui a détaillé le programme de l’été 2019, projections vidéo à l’appui. Outre les incontournables et fidèles Waël Kfoury et Élissa, qui reviennent à chaque édition de Beirut Holidays, et y sont d’ailleurs très attendus, le chanteur Nassif Zeytoun est de retour cette année après son succès de l’année dernière.

Lisa Simone, qui a enchanté les templiers de Bacchus en 2016, participe cette année en tant que guest star au concert inratable de Ziad Rahbani. Yanni, dont 1 700 places se sont déjà envolées pour le concert du 23 juillet, revient également au Liban après deux passages à Byblos, en 2013 et 2014.

Quant à la soirée du 17 juillet, et connaissant le penchant des Libanais pour la musique des années 80, l’on peut facilement prévoir une fiesta d’enfer avec Stars 80.


Programme

11 juillet : Waël Kfoury

14 juillet : Nassif Zeitoun

17 juillet : Stars 80 – 13 artistes

19 juillet : Ziad Rahbani and friends feat. Lisa Simone.

23 juillet : Yanni

26 juillet : Élissa

31 juillet : Beirut Summer Shakedown, DJ event avec Ofenbach.



Le top 3 de la rédaction


Stars 80

Danser et chanter avec les chanteurs emblématiques de Stars 80. Voilà un programme pour le moins séduisant. Après 11 années de tournées sold out et plus de 3,5 millions de spectateurs, les chanteurs iconiques de ces tournées, leurs musiciens en live, leurs danseuses et danseurs débarquent à Beyrouth pour une « eighties night » comme on les aime. Avec, entre autres, Sabrina, Jean-Luc Lahaye, Larusso, Julie Pietri, Patrick Hernandez, Plastic Bertrand, Pauline Ester, Début de soirée, Cookie Dingler, Benny B, Jean Pierre Mader, Phil Barney… Mise en scène : Chris Marques et Jaclyn Spencer. Chorégraphe : Delphine Attal Gelle.

Le 17 juillet.



Ziad Rahbani, Liza Simone and Friends

Un timbre de voix, grave et sensuel, un cocktail pop-jazz-soul ancré dans de profondes racines afro-américaines… La chanteuse Lisa Simone, fille de Nina, a eu une trajectoire singulière. Vétéran de la guerre d’Irak avant de devenir chanteuse, c’est à Broadway qu’elle prend le chemin de la scène, avant de se faire son propre nom sur les plus prestigieuses scènes du monde, dont Jazz à Carthage (Tunisie), Jazz in Marciac, le Montreal International Jazz Festival, Central Park Summer Stage (New York) ou le Montreux Jazz Festival. Elle est la guest star de Ziad Rahbani et son orchestre pour un concert qui promet de faire des étincelles.

Le 19 juillet.



Ofenbach

César et Dorian. Le premier est pianiste, batteur à ses heures perdues, de formation classique ; le second est chanteur et guitariste. À seulement 24 ans, ces deux Parisiens font partie des valeurs montantes de la deep house, même si leur son n’est pas exclusivement électro – ils ont remixé Bob Sinclar ou Hyphen Hypen – et interpelle les grands noms du rock et du folk. C’est ce qu’on entend dans Be Mine, classé dans les hauteurs des classements mondiaux et qui aligne plus de 300 millions de streams, servi par un clip à la fois fun et sexy. Cent millions de vues au compteur pour celui-ci : c’est ce que l’on peut appeler un tube.

Le 31 juillet.


Chut les mauvaises langues qui critiquent les programmes des festivals programmant des têtes d’affiche has been et/ou autres artistes « revenants ». En 2019, il faut positiver et voir le verre à moitié plein. Si les artistes qui foulent les scènes libanaises y reviennent une deuxième, une troisième ou une quatrième fois, c’est parce qu’ils ont aimé l’ambiance du...

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