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Dernières Infos - Liban

Électricité : "ambiance positive", la commission ad-hoc tiendra une nouvelle réunion jeudi

La commission ministérielle en charge de l'examen du plan pour la réforme du secteur de l'électricité, réunie le 3 avril 2019 sous la présidence du chef du gouvernement, Saad Hariri. Photo ANI

La commission ministérielle ad hoc présidée par le chef du gouvernement Saad Hariri et chargée de plancher sur le plan de réforme du secteur de l’électricité s'est réunie mercredi pour le troisième jour consécutif. Les débats qui ont marqué cette réunion ont été qualifiés de "positifs". Une nouvelle réunion a été fixée à demain, jeudi, et se tiendra après le Conseil des ministres ordinaire.

"Lors de la séance de demain nous poursuivrons nos discussions sur le plan. L'ambiance était aujourd'hui positive et le travail s'effectue de manière rapide", a affirmé le ministre de l'Information, Jamal Jarrah, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion.

"Aujourd'hui, nous avons évoqué plusieurs points, certains ont fait l'objet d'un accord, d'autres ont suscité différentes prises de position de part et d'autre, a-t-il expliqué. Nous avons abouti à deux propositions au sujet des appels d'offres, les deux sont acceptables, mais nous devons encore étudier cette question avant de transmettre notre rapport au gouvernement", a-t-il ajouté.

"L'objectif principal est de réduire le déficit dans la production du courant afin d'assurer une alimentation 24h sur 24. Et toutes les options sont ouvertes, a souligné Jamal Jarrah. Il y a un accord quasi-unanime sur le plan, notamment sur l'emplacement des centrales électriques permanentes qui doivent voir le jour. Concernant la future centrale de Selaata (Batroun), Électricité du Liban (EDL) s'est appropriée un terrain suffisant pour la première phase de production. Il y a des discussions sur la nécessité de s'approprier un terrain supplémentaire et le financement d'un tel projet", a-t-il conclu.

La ministre de l'Energie, Nada Boustani (Courant patriotique libre), qui a préparé le plan de réforme, a de son côté répété qu'elle réclame "du courant électrique le plus rapidement possible, aux coûts les plus bas et avec le moindre impact sur l'environnement". "Les discussions sont positives et la question des adjudications fait l'objet de discussions. Nous n'avons aucun problème à avoir recours à la direction des adjudications", a-t-elle fait savoir.

Le plan de la ministre de l’Energie prévoit pour début 2020 une augmentation de 180 % des tarifs d’Électricité du Liban, figés depuis 1994 et subventionnés depuis. Cette mesure prend en compte une hausse de la production durant cette même année et donc une suppression totale des factures de générateurs privés pour les usagers. Le plan prévoit également une amélioration de la collecte et l’installation de compteurs intelligents à partir de 2019. Les pertes non techniques (vols et branchements illégaux) sont évaluées à 21 % de la production. Une modernisation et une extension du réseau de transport et de distribution, également envisagés, permettraient de remédier aux pertes techniques qui représentent, elles, 16 % de la production.

La question de savoir si les appels d'offres prévus par le plan doivent se faire sous la houlette de la Direction des adjudication ou celle d’Électricité du Liban fait encore débat.

Le Courant patriotique libre, qui contrôle ce ministère, et les Forces libanaises, qui développent des visions divergentes sur la manière de gérer les réformes dans ce secteur ultrasensible, placé à la tête des priorités du gouvernement, s'écharpent sur ce plan depuis plus d'une semaine.

Selon les FL, le plan doit mener en parallèle plusieurs réformes à commencer par une lutte contre le gaspillage à caractère technique et non technique et par la réhabilitation des réseaux et des centrales en attendant la construction de nouvelles usines, déjà prévues dans l’ancien plan et dont "le cahier des charges agréé, en 2017, en Conseil des ministres n’a jamais eu de suite".

Déjà, sous l’ancien gouvernement, les FL avaient été à la tête d’un mouvement de contestation regroupant plusieurs formations ( le PSP, les Marada, Amal et le Hezbollah ) qui toutes dénoncé la politique suivie par l’ex-ministre en charge, César Abi Khalil, en matière de solution à adopter pour remettre le secteur sur pied. Cette fois-ci, et depuis que Mme Boustani a rendu public son plan d’action, les FL semblent se retrouver seules dans l’arène de la contestation publique, du moins pour l’instant.

Selon le ministre de l’Information Jamal Jarrah, l’option de la location des navires-centrales pour la production supplémentaire de courant électrique (prévue dans le plan élaboré par l’ex-ministre de l’Energie César Abi Khalil relevant, lui aussi, du CPL) n’est plus de mise.

La commission ministérielle ad hoc présidée par le chef du gouvernement Saad Hariri et chargée de plancher sur le plan de réforme du secteur de l’électricité s'est réunie mercredi pour le troisième jour consécutif. Les débats qui ont marqué cette réunion ont été qualifiés de "positifs". Une nouvelle réunion a été fixée à demain, jeudi, et se tiendra après le Conseil des ministres ordinaire."Lors de la séance de demain nous poursuivrons nos discussions sur le plan. L'ambiance était aujourd'hui positive et le travail s'effectue de manière rapide", a affirmé le ministre de l'Information, Jamal Jarrah, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion."Aujourd'hui, nous avons évoqué plusieurs points, certains ont fait l'objet d'un accord, d'autres ont suscité différentes prises de position de part et...