Invoquant les articles 25 et 26 du règlement interne de la Ligue maronite, un camp politique hostile à son nouveau président, l’ancien député Nehmetallah Abi Nasr, a présenté une note d’information au ministère de l’Intérieur dans laquelle il conteste les résultats du scrutin qui a eu lieu récemment pour l’élection du président et du directoire de la ligue. La note affirme que M. Abi Nasr, ne pouvant cumuler la présidence de la Ligue maronite avec celle du Parti démocrate-chrétien qu’il a fondé, doit céder la présidence de la ligue au vice-président, Tanios Halabi, conformément aux dispositions de l’article 3 de ce même règlement.
« Tempête dans un verre d’eau », ont répondu hier des milieux proches de M. Abi Nasr, qui ont déploré ce procédé jugé « équivoque », dans la mesure où les milieux auxquels sont imputés cette contestation ont par ailleurs félicité publiquement M. Abi Nasr après son élection. Et les sources proches de M. Abi Nasr d’assurer que la contestation est vexatoire et sans fondement, et qu’une démission en bonne et due forme de la présidence du parti a été présentée par M. Abi Nasr et enregistrée chez le notaire en date du 12 décembre 2018.
Toutefois, précisent ces sources, cette démission n’a pas été transmise à temps au ministère de l’Intérieur, ce qui sera corrigé, moyennant le paiement d’une amende modique. Et les sources proches de M. Abi Nasr de déplorer vivement, en conclusion, cette contestation qui ne peut que ternir l’image publique de la Ligue maronite et qui a été jugée « regrettable » par le patriarcat maronite. « Ce sont les gens qui ne savent pas perdre qui sont à l’origine du coup », a jugé un ancien membre de la ligue.


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