L’ancien chef de l’État en compagnie du Premier ministre australien. Photo DR
L’ancien président de la République Amine Gemayel, en tournée en Australie, a placé le dossier des réfugiés syriens et ses craintes d’une implantation au cœur de ses échanges, notamment avec le Premier ministre australien Scott Morrison. Leur aparté a eu lieu en marge d’un dîner organisé par la branche du parti Kataëb à Sydney, auquel le haut responsable australien a pris part aux côtés du représentant de son homologue libanais Saad Hariri, le député Othman Alameddine, en présence de nombreux députés et notables de Sydney, ainsi que des membres actifs de la diaspora libanaise.
Dans son allocution de circonstance, Scott Morrison a salué l’œuvre d’Amine Gemayel en faveur de « l’ouverture et de la convivialité entre toutes les parties libanaises » depuis son accession à la présidence de la république en 1982. « Ce sont ces mêmes valeurs que le peuple australien célèbre et que les Libanais partagent avec nous, ce qui facilite leur assimilation dans le tissu de notre société en la rendant plus forte et plus solide », a déclaré le Premier ministre australien, en réaffirmant par ailleurs l’enjeu pour le peuple australien de rester « solidaire et uni indépendamment de la variété des appartenances religieuses et idéologiques qui s’y côtoient et quelles qu’en soient les disparités ».
C’est cette ouverture que Amine Gemayel a saluée. C’est elle qui a « donné aux Libanais la chance de faire leurs preuves de sorte à trouver une stabilité au sein de la société australienne plurielle ». L’ancien chef de l’État a saisi l’occasion pour féliciter le Premier ministre de la journée commémorative de l’Anzac du 25 avril , symbole du « combat de l’Australie pour la liberté et la dignité ».
Le président Gemayel avait tenu plus tôt une conférence de presse en présence de représentants de partis et courants politiques libanais. Il s’est attardé sur le dossier des réfugiés syriens, dénonçant un projet ambivalent qui consiste à « financer l’implantation des réfugiés sous couvert de leur verser des aides par le biais des canaux officiels ou d’associations caritatives ». Il a fait part en outre de « l’attitude positive du parti Kataëb à l’égard du mandat du président Aoun, en dépit de son refus du compromis politique ayant permis de le faire élire ».


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