À Miami, même si le tournoi a quitté l’île de Key Biscayne pour le béton du Hard Rock Stadium, Novak Djokovic a ses habitudes. Il s’y est imposé à six reprises, la dernière fois en 2016. Clive Brunskill/Getty Images/AFP
Le n° 1 mondial Novak Djokovic veut montrer lors du Masters 1 000 de Miami, qui débute aujourd’hui, que son élimination dès le 3e tour au Masters 1 000 d’Indian Wells n’était qu’un accident de parcours. En l’absence de Rafael Nadal, blessé au genou droit, il devra se méfier de son grand rival Roger Federer et d’une jeune garde décomplexée, à l’image de Dominic Thiem sacré à Indian Wells.
En Californie, Djokovic, vainqueur des trois derniers tournois en grand chelem, n’a disputé que deux matches dans le tournoi en simple. Il a été éliminé sèchement par Philipp Kohlschreiber (6-4, 6-2). Il est allé plus loin en double, jusqu’en demi-finales, avec Fabio Fognini, avant de participer samedi à une exhibition improvisée avec le légendaire Pete Sampras pour consoler un public privé du choc Federer-Nadal, ce dernier ayant déclaré forfait à cause de sa blessure. « J’ai besoin de jouer et de retrouver le rythme de la compétition », a martelé Djokovic, qui n’avait plus joué depuis son sacre à Melbourne en janvier. À Miami, même si le tournoi a quitté l’île de Key Biscayne pour le béton du Hard Rock Stadium, Djokovic a ses habitudes. Il s’y est imposé à six reprises, la dernière fois en 2016.
De son côté, passé à 2 points du 101e titre de sa carrière avant de s’incliner face à Thiem (3-6, 6-3, 7-5) en finale à Indian Wells, Federer se sent fort. « Les dernières semaines étaient top. L’année commence plutôt bien, j’ai fait de très bons matches et j’espère continuer sur cette lancée à Miami », a-t-il analysé. « Comme je joue bien en ce moment, cela me laisse espérer de bien faire là-bas, en tout cas mieux que l’an dernier, où j’avais perdu d’entrée », a rappelé le joueur aux 20 titres en grand chelem. Il y a un an, le n° 5 mondial s’était fait surprendre dès son premier match par Thanasi Kokkinakis, alors 175e mondial. Federer lancera sa campagne 2019 contre Matthew Abden (n° 50) et pourrait retrouver sur sa route, comme à Indian Wells, Stan Wawrinka (n° 37).
Serena à domicile
Pour sa part, à 25 ans, Thiem s’est offert son premier Masters 1 000. Il est désormais n° 4 mondial et l’ennemi n° 1 des cadors qui dominent sans partage, ou presque, le tennis mondial. « Quand on joue contre Roger, Rafa et Novak, c’est dur parce qu’on affronte les joueurs, mais aussi leur aura, avec tous les titres qu’ils ont gagnés. Il faut jouer doublement bien pour les battre », a estimé Thiem. Il a montré la voie et peut inspirer Alexander Zverev (n° 3) et Stefanos Tsitsipas (n° 10), décevants à Indian Wells.
Chez les dames, à Miami, Serena Williams est chez elle. L’ancienne n° 1 mondiale, qui vit une partie de l’année non loin à Palm Beach Gardens, a remporté le tournoi floridien à huit reprises, la dernière fois en 2015. L’actuelle n° 10 mondiale a joué un rôle indirect dans le déménagement du tournoi au Hard Rock Stadium, le stade de l’équipe de football américain des Miami Dolphins, dont elle est actionnaire. Mais Williams n’a pas dépassé le 3e tour à Indian Wells, contrainte à l’abandon à cause d’un virus.
En son absence, la joueuse prodige de 18 ans Bianca Andreescu (n° 24) a remporté le titre californien, et elle est désormais très attendue. Andreescu pourrait retrouver dès le 3e tour à Miami Angelique Kerber (n° 4), qu’elle a battue en finale à Indian Wells.
Source : AFP

