Le chef du courant des Marada, Sleiman Frangié. Photo Ani
Le chef du courant des Marada, Sleiman Frangié, a affirmé jeudi qu'il faisait partie du "même projet politique" que le président de la République, Michel Aoun", mais déploré que "le Courant patriotique libre (fondé par Michel Aoun, ndlr) veuille avoir "le monopole du projet" de développement de l'Etat libanais, notamment en ce qui concerne les nominations administratives.
"Nous considérons qu'il n'y a aucune dispute entre les Maronites et nous sommes toujours à la disposition du président Aoun", a affirmé M. Frangié, à l'issue d'une visite au siège de l'ordre maronite à Ghazir (Kesrouan). Le chef de l'Etat "peut nous convoquer quand il le veut et nous ne pouvons pas imposer qui peut ou pas être présent à cette réunion", a souligné l'ancien adversaire de M. Aoun à l'élection présidentielle d'octobre 2016. "Nous n'avons de problème personnel avec personne, seulement des querelles politiques", a-t-il ajouté.
Il a souligné "être allié avec le président de la Chambre, Nabih Berry depuis 1990", précisant que cette alliance n'était pas dirigée contre le chef de l'Etat ou toute autre personne. "Nous faisons tous partie du même projet politique, mais le problème est que le Courant patriotique libre veut avoir le monopole de ce projet". Il a notamment considéré que le dossier des nominations au sein des différentes institutions étatiques "n'augure rien de bon et se dirige vers des nominations qui ne servent l'intérêt que d'une partie".
Sleiman Frangié a par ailleurs affirmé "soutenir la lutte contre la corruption et toutes les initiatives de réforme". "Si l'intérêt du Liban repose sur un dialogue au plus haut niveau politique pour le retour des réfugiés, pourquoi le refuser", s'est-il interrogé. Et d'ajouter : "Les Américains doivent comprendre que nous ferons tout pour que les réfugiés rentrent chez eux".
Le Liban accueille plus d’un million de réfugiés syriens et la question de leur retour divise les responsables libanais. Certains, dont le président Aoun, appellent à organiser leur retour sans tarder, estimant que la Syrie, quasi-entièrement reconquise par les forces du régime, est désormais "sûre". D'autres responsables calquent leur point de vue sur celui de la communauté internationale et soulignent que les conditions objectives à un retour sécurisé ne sont pas encore totalement réunies. Plusieurs responsables libanais, notamment le Premier ministre Saad Hariri, se trouvent actuellement à la conférence de "Soutien à l’avenir de la Syrie et de la région", organisée conjointement par l'UE et l'ONU à Bruxelles.


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