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Arabie : début mercredi du procès d'une militante saoudienne

Photo Wikipedia

Le procès de la militante saoudienne Loujain al-Hathloul, arrêtée il y a près d'un an lors d'une campagne en Arabie saoudite contre des activistes des droits humains, commencera mercredi 13 mars à Ryad ont indiqué lundi ses proches et une ONG. L'ONG de défense des droits humains Amnesty International et les proches de la militante craignent que celle-ci soit accusée de "terrorisme".

Son frère, Walid al-Hathloul, a affirmé que la "première audience du procès" s'ouvrirait mercredi, dans un tribunal de Ryad spécialisé dans "les affaires de terrorisme". "Elle n'a pas été autorisée à avoir un avocat et n'a pas reçu la liste des chefs d'inculpation", a-t-il écrit sur Twitter.

Amnesty a confirmé que Loujain al-Hathloul n'avait pas eu accès aux services de représentation juridique. "Nous craignons qu'elle ne soit accusée et jugée sur des chefs d'inculpation liés au terrorisme alors qu'elle militait pacifiquement pour les droits humains", a écrit l'ONG sur son compte Twitter officiel.

Les autorités saoudiennes n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour répondre aux sollicitations.

Le parquet du royaume avait récemment indiqué que des militants des droits des femmes seraient traduits en justice, après près d'un an de détention sans inculpation, mais n'avait pas donné d'indication sur les chefs d'inculpation ni sur la date des procès.

Certaines militantes, dont Loujain al-Hathloul, ont été victimes de harcèlement sexuel et de torture pendant les interrogatoires, selon sa famille et des groupes de défense des droits humains. Ces accusations ont été rejetées par le gouvernement saoudien.

Une dizaine de militants dont Loujain al-Hathloul, 29 ans, avait été arrêtés en mai, un mois avant l'entrée en vigueur du décret royal autorisant les femmes à conduire. Ils avaient pour la plupart été accusés de menacer la sécurité du pays et de venir en aide aux ennemis du royaume. Certains avaient été libérés depuis.

Loujain al-Hathloul militait notamment pour la levée du système de tutelle qui impose aux femmes d'avoir la permission d'un parent masculin pour de nombreuses démarches.

La répression des militants des droits humains a entraîné de nombreuses critiques à l'international à l'égard de l'Arabie saoudite, dont l'image a été fortement ternie par le scandale provoqué par l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en octobre dans l'enceinte du consulat saoudien à Istanbul.

La semaine dernière, trente-six pays ont condamné le meurtre du journaliste saoudien devant l'ONU et réclamé à RIyad une enquête "rapide et approfondie" afin que les responsables soient jugés.

Le procès de la militante saoudienne Loujain al-Hathloul, arrêtée il y a près d'un an lors d'une campagne en Arabie saoudite contre des activistes des droits humains, commencera mercredi 13 mars à Ryad ont indiqué lundi ses proches et une ONG. L'ONG de défense des droits humains Amnesty International et les proches de la militante craignent que celle-ci soit accusée de "terrorisme". Son frère, Walid al-Hathloul, a affirmé que la "première audience du procès" s'ouvrirait mercredi, dans un tribunal de Ryad spécialisé dans "les affaires de terrorisme". "Elle n'a pas été autorisée à avoir un avocat et n'a pas reçu la liste des chefs d'inculpation", a-t-il écrit sur Twitter. Amnesty a confirmé que Loujain al-Hathloul n'avait pas eu accès aux services de représentation juridique. "Nous craignons qu'elle ne soit...