Poignée de main entre le président libanais, Michel Aoun (d) et le ministre d’État britannique chargé des relations avec le Moyen-Orient Alistair Burt. Photo ANI
Le président libanais, Michel Aoun, a minimisé l'impact du rôle du Hezbollah sur la vie politique libanaise, en recevant jeudi au palais de Baabda le ministre d’État britannique chargé des relations avec le Moyen-Orient, Alistair Burt, dont la visite au Liban intervient après la décision de Londres de placer l'aile politique du parti chiite sur sa liste des organisations terroristes.
M. Aoun a "pris note" de la décision britannique, et souligné que "l'action régionale du Hezbollah ne signifie pas que son influence sur la politique libanaise dépasse le fait qu'il constitue une partie du peuple libanais et qu'il est représenté au sein du Parlement et du gouvernement", rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
M. Burt, cité par la présidence libanaise, a affirmé que "les relations bilatérales ne seront pas affectées par la décision britannique au sujet du Hezbollah".
Le responsable britannique, qui se trouve au Liban depuis mercredi, avait assuré hier, à l'issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, que la décision prise par Londres de placer l'aile politique du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes "n'impacte pas l'engagement britannique" à soutenir le Liban.

