Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, lors de la messe célébrée hier à Bkerké. Photo ANI
Les voix des responsables religieux appelant le gouvernement à œuvrer pour le redressement du pays se sont élevées hier à nouveau.
À Bkerké, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a appelé les membres du gouvernement à « l’unité et à la coopération », les invitant à « éviter les conflits et les accusations », et à « œuvrer dans l’esprit de la Constitution, du pacte national et des lois ».
« Lors du débat de confiance à la Chambre des députés, il y a deux semaines, nous avons entendu les parlementaires abonder sur les questions du chômage croissant et de la crise économique dans le pays », a-t-il ajouté dans son homélie dominicale. Il a souhaité que le nouveau gouvernement puisse « lutter contre la corruption et mener les réformes structurelles et sectorielles nécessaires que le Liban s’est engagé à lancer à la Conférence de Paris (CEDRE) » tenue le 6 avril dernier. Ces réformes, a rappelé le prélat, constituent le moyen pour que les bailleurs de fonds octroient au pays du Cèdre les « 11,5 milliards de dollars de prêts et de dons pour financer les projets susceptibles de mener à un redressement de l’économie ».
Dans ce cadre, Mgr Raï a appelé les ministres à « ne pas entrer en conflit pour des questions de pure forme jusqu’à oublier les principaux sujets ». Et de conclure : « Le citoyen libanais reste le principal objectif de l’action politique et la principale responsabilité du pouvoir exécutif. »
À Balamand, le patriarche d’Antioche des grecs-orthodoxes, Jean X Yazigi, a souhaité que le nouveau gouvernement agisse en faveur d’un redressement économique du pays et se penche sur les problèmes vitaux, notamment l’électricité. « Le responsable doit être sincère avec lui-même pour qu’il puisse opérer une réforme dans sa société », a affirmé le patriarche Yazigi dans son homélie.


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