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Réfugiés syriens : Raï se rend à Baabda et exprime son soutien à Aoun

Liban
OLJ
22/02/2019

Le patriarche maronite, Béchara Raï, s'est rendu vendredi matin au palais présidentiel de Baabda et a exprimé son soutien au chef de l'Etat, Michel Aoun, au lendemain du premier Conseil des ministres du gouvernement de Saad Hariri, que M. Aoun a présidé et durant lequel il s'est notamment exprimé sur la question des réfugiés syriens.

"Le président de la République protège la Constitution et le peuple libanais. Hier, les positions du chef de l'Etat en Conseil des ministres étaient honorables. Nous avons évoqué avec lui cette question ainsi que d'autres sujets", a dit le chef de l'Eglise maronite aux journalistes, à sa sortie de l'entretien.

En réponse à une question sur un éventuel empiètement du chef de l'Etat sur les prérogatives du Premier ministre, le patriarche Raï a dit : "La Constitution est claire, l'article 49 l'est aussi. Le chef de l'Etat protège la Constitution, la souveraineté du pays et l'unité du peuple libanais. Le président n'a porté atteinte à personne et en son absence le pays s'effondre".

Hier, Michel Aoun a insisté sur le retour des déplacés syriens sans attendre une solution politique. Il avait également levé la séance avant de permettre à tous les ministres de s'exprimer sur diverses questions politiques.

"Il faut dissocier la question politique (du conflit en Syrie) de celle du retour des réfugiés syriens. Ces réfugiés, dont nombre d'entre eux vivent dans la rue, ont le droit de rentrer chez eux. Si nous devions attendre une solution politique, il serait utile de rappeler que les réfugiés palestiniens attendent un tel retour depuis 71 ans maintenant", a affirmé Mgr Raï.

"Le chef de l'Etat a très bien agi. Il n'a pas appelé à dialoguer avec le régime syrien. Il a seulement dit qu'il faut trouver une solution à la présence d'un million et demi de déplacés syriens sur notre territoire", a conclu le chef de l'Eglise maronite.

"Le président Assad a accueilli les déplacés qui sont rentrés chez eux. Je me demande comment peut-on rapatrier un million et demi de déplacés sans coordination avec l’État syrien", avait pourtant demandé le président Aoun.

La question du retour de ces réfugiés fait polémique sur la scène politique libanaise. Certains responsables, et notamment le chef de l'Etat, le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, et le ministre d’État pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib appellent à organiser le retour de ces réfugiés vers la Syrie, estimant que le pays quasiment entièrement reconquis par les forces du régime, est désormais "sûr". D'autres responsables se calquent sur le point de vue de la communauté internationale et appellent à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés. La déclaration ministérielle du nouveau gouvernement estime que "la seule solution est le retour en sécurité des déplacés dans leur pays" et accueille favorablement l’initiative russe pour leur retour.

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