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Culture - Récompense

Deux films libanais primés à la Berlinale des talents

Le documentaire « Do You Love Me » et le court-métrage de fiction « Homeless Hearts » ont remporté le prix Robert Bosch Stiftung.

Lana Daher et Jasper Mielke. Photo David Ausserhofer, Berlinale Talents

Do You Love Me, un documentaire de la jeune Libanaise Lana Daher (réalisation et scénario), produit par Jasper Mielke (Allemagne); Homeless Hearts, un court-métrage de fiction du réalisateur libanais Mohamed Sabbah, produit par Bastian Klügel (Allemagne) et Ghina el-Hachem (Liban) ; et Abo Zaabal 1989, un documentaire égypto-allemand du réalisateur Bassam Mortada produit par Anna Bolster et Kesmat Elsayed, sont les trois films primés cette année par le Film Prize Robert Bosch Stiftung, dédié aux réalisateurs émergents dans le cadre de la Berlinale des talents ou Berlinale Talents, une initiative du Festival international du film de Berlin.

Homeless Hearts, une histoire d’amour caché dans un nid de francs-tireurs, a retenu l’attention du jury parce qu’il « traite de l’aspect le plus basique et le plus complexe de la nature humaine… Provoquant douceur et cruauté, séduction et dégoût, déni et vérité. Une histoire d’amour qui brise tous les stéréotypes ».

Do You Love Me, qui revient sur un moment précis de la guerre civile, ponctué par la chanson de la famille Bandali (qui donne son titre au film), est, pour le jury, « comme la madeleine de Proust. Il remue, à travers une chanson, les sentiments de toute une génération ». Le jury a apprécié ce point de départ et a souhaité beaucoup de force à l’équipe pour son « ambitieux voyage dans les archives ».

Abou Zaabal 1989, de l’Égyptien Bassam Mortada, un documentaire qui explore comment les cultures de résistance et les traumatismes de répressions politiques sont transmis à travers les générations, laissant également l’espoir d’une possibilité de rupture, est un « projet courageux pour un sujet d’actualité. Un traitement bien conceptualisé, laissant la part belle à la créativité et à l’inattendu », comme l’a noté le jury.

Depuis 2013, la fondation Robert Bosch Stiftung récompense des films dont les équipes de production sont composées de jeunes cinéastes allemands et d’autres venus de l’un des 22 pays de la Ligue arabe.

Un total de 10 équipes avaient été sélectionnées et invitées à présenter et pitcher leur film à la Berlinale des talents 2018 à Berlin (Allemagne), qui est l’événement majeur du Festival du film de Berlin pour les réalisateurs émergents. Parmi les quatre courts-métrages et six documentaires nommés, figurait également une troisième œuvre libanaise, The Other Side of the Lens, de Carine Khalaf (réalisation et script) avec Dirk Simon (producteur) et Jessica Khoury (coproductrice).

Les fonds alloués, de 60 000 euros pour chaque lauréat, peuvent être utilisés pour toute la production du film, y compris les frais de transport et de vie lors des tournages, la location de l’équipement et les salaires des professionnels impliqués dans le projet. Tout cofinancement du pays partenaire est néanmoins bienvenu.

L’organisation allemande membre de l’équipe recevra et gérera l’allocation, et sera chargée de rendre compte à la Robert Bosch Stiftung.


Pour mémoire

De l’écriture jusqu’à l’écran : quand le cinéma libanais se retrousse véritablement les manches...


Do You Love Me, un documentaire de la jeune Libanaise Lana Daher (réalisation et scénario), produit par Jasper Mielke (Allemagne); Homeless Hearts, un court-métrage de fiction du réalisateur libanais Mohamed Sabbah, produit par Bastian Klügel (Allemagne) et Ghina el-Hachem (Liban) ; et Abo Zaabal 1989, un documentaire égypto-allemand du réalisateur Bassam Mortada produit par Anna Bolster et Kesmat Elsayed, sont les trois films primés cette année par le Film Prize Robert Bosch Stiftung, dédié aux réalisateurs émergents dans le cadre de la Berlinale des talents ou Berlinale Talents, une initiative du Festival international du film de Berlin. Homeless Hearts, une histoire d’amour caché dans un nid de francs-tireurs, a retenu l’attention du jury parce qu’il « traite de l’aspect le plus basique et le plus complexe...
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