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Liban

Sleiman : Que Téhéran presse le Hezbollah de livrer ses armes

Liban-Iran
OLJ
09/02/2019

Le président Michel Sleiman et l’ancien Premier ministre Fouad Siniora ont dénoncé hier, à l’unisson, le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, notamment le passage sur la proposition de fournir à l’armée libanaise des armes et de l’équipement militaire qui seraient accordés par la République islamique iranienne afin de renforcer les capacités défensives de la troupe.

Le président Sleiman a notamment souligné sur ce plan, dans une interview à l’agence locale d’information al-Markaziya, que durant son mandat l’Iran n’avait présenté aucune offre « sérieuse » pour fournir des armes à l’armée, en dépit du fait qu’à l’époque déjà, Hassan Nasrallah avait également affirmé que l’Iran était disposé à armer la troupe. « Au cours de l’une de mes visites en Iran, a déclaré le président Sleiman à ce propos, j’avais dit au ministre iranien de la Défense que nous avions besoin d’armes. Il n’avait pas réagi. Plus tard, Hassan Nasrallah avait déclaré que le pouvoir iranien était disposé à fournir des armes à l’armée, mais personne n’a fait une proposition sérieuse à ce sujet. » Et d’ajouter : « Si l’Iran désire réellement renforcer l’armée, il devrait dans ce cas demander au Hezbollah de remettre ses armes à l’armée. »

Le président Sleiman a par ailleurs déclaré que « la distanciation commence par le retrait du Hezbollah de Syrie et d’Irak et des autres pays où il se trouve ».

De son côté, l’ancien Premier ministre Fouad Siniora a appelé le Hezbollah à « appliquer le principe de la politique de distanciation et à ne pas s’impliquer dans les conflits à l’étranger ». M. Siniora commentait à ce sujet le passage du discours du leader du Hezbollah dans lequel il réitérait son attachement à l’Iran et son soutien à la République islamique dans une éventuelle guerre avec les États-Unis. « Il ne fait pas de doute que les débuts du Hezbollah ont été marqués par le combat en vue de la libération du Liban de l’occupation israélienne, a déclaré l’ancien chef de gouvernement. Mais depuis l’an 2000 (date du retrait de l’armée israélienne du Liban-Sud), les armes du Hezbollah sont pointées vers l’intérieur et mettent à mal les équilibres internes », a relevé M. Siniora dans une interview accordée à l’agence Anadolu, en marge de sa participation au 22e Forum eurasien économique. « J’espère que le Hezbollah sera plus compréhensif concernant la nature de l’étape qui nous attend et les pressions que le Liban pourrait subir » (dans le cadre des sanctions imposées par les États-Unis à la République islamique iranienne et au Hezbollah), a ajouté l’ancien Premier ministre.

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