L'amendement à l'accord sur la sortie de l'Union européenne négocié par la Première ministre britannique demandant le remplacement du "backstop" nord-irlandais par des mécanismes alternatifs a été adopté mardi par 317 voix contre 301 à la Chambre des Communes, ce dont Theresa May s'est félicitée.
"Ce soir, le Parlement a clairement montré qu'il était possible de faire adopter cet accord si nous pouvons obtenir des changements relatifs au Backstop", a déclaré son porte-parole. "L'UE souhaite toujours que le Royaume-Uni parte avec un accord (...) car c'est dans leur intérêt et dans celui du Royaume-Uni", a-t-il ajouté
A Bruxelles, un porte-parole de Donald Tusk, président du Conseil européen, a toutefois rappelé que le backstop, censé éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, faisait partie de l'accord conclu avec Londres et qu'il n'était pas renégociable. "L'accord de sortie reste le meilleur et le seul moyen d'assurer un départ ordonné du Royaume-Uni de l'Union européenne", a-t-il déclaré. "Le backstop fait partie de l'accord de retrait et l'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation."
La Chambre des communes, qui a globalement rejeté le projet de traité négocié par Theresa May à une large majorité le 15 janvier, s'est également prononcée mardi en faveur d'un amendement non contraignant visant à exclure une sortie sans accord, ce dont Donald Tusk s'est réjoui.
"Nous saluons et partageons l'ambition du parlement britannique d'éviter un scénario sans accord. Nous continuons à exhorter le gouvernement britannique à clarifier dès que possible ses intentions concernant les prochaines étapes", dit le président du Conseil, dont les propos ont été approuvés par les "27".
"Si les intentions du Royaume-Uni concernant le futur partenariat devaient évoluer, l'UE serait prête à revoir son offre et à ajuster le contenu et le degré d'ambition de la déclaration politique (...) S'il devait y avoir une demande motivée de prolongation de la part du Royaume-Uni, L'UE27 serait prête à l'examiner et à décider à l'unanimité", ajoute-t-il.


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