La Chine a déclaré jeudi être "opposée aux ingérences extérieures" dans la crise politique au Venezuela, après le soutien de plusieurs pays de la région et des Etats-Unis au principal dirigeant de l'opposition qui s'est autoproclamé "président" face à Nicolas Maduro.
"La Chine a toujours appliqué le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays et est opposée aux ingérences extérieures dans les affaires du Venezuela", a affirmé lors d'un point presse régulier Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Interrogée sur le fait de savoir si la Chine reconnaissait toujours Nicolas Maduro comme le président légitime, Mme Hua a souligné que Pékin avait envoyé un représentant à sa cérémonie d'investiture le 10 janvier.
La porte-parole a appelé les différentes parties à "rester rationnelles et calmes" et à trouver "une solution politique" à la crise.
Pékin est l'un des principaux alliés et le premier créancier de Caracas. M. Maduro avait effectué une visite en Chine en septembre, au cours de laquelle il avait signé plusieurs accords énergétiques et miniers destinés à soutenir l'économie vénézuélienne.
Juan Guaido, le président du Parlement du Venezuela, contrôlé par l'opposition, s'est autoproclamé mercredi "président" par intérim devant des dizaines de milliers de partisans qui manifestaient à Caracas contre le deuxième mandat de Nicolas Maduro.
Les Etats-Unis, le Canada et de nombreux pays d'Amérique latine ont reconnu M. Guaido comme président. L'Union européenne (UE) appelle à des élections. Emmanuel Macron a salué "le courage des centaines de milliers de Vénézuéliens qui marchent pour leur liberté" face à "l'élection illégitime de Nicolas Maduro".
La position chinoise rejoint celle de Moscou, qui considère Nicolas Maduro comme le "président légitime" du Venezuela.

