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Sport

Nicola Dutto, le Dakar en fauteuil

Rallye-raid
OLJ
11/01/2019 | 00h00

« Quand je suis sur ma moto, je me sens libre » : au guidon de sa KTM, l’Italien Nicola Dutto, dossard 143 du Dakar 2019, oublie tout. À commencer par sa paraplégie et son fauteuil roulant. Rien n’arrête le Turinois qui aura 39 ans le 13 janvier. Ni le sable ni les dunes. Et surtout pas l’accident en mars 2010 qui a changé sa vie.

Il s’était fait un nom dans les « bajas », ces courts rallyes-raids. Mais, il y a neuf ans, lors de la baja italienne, il a chuté lourdement à plus de 150 km/h. « Je me suis cassé dix-neuf vertèbres (…). Aujourd’hui, je ne sens plus mes jambes », raconte-t-il sans se départir de son sourire. Mais l’accident n’a pas freiné sa motivation. « Je ne fais rien de spécial : j’étais un motard professionnel avant, je suis toujours un motard professionnel aujourd’hui », assure-t-il. En 2011, après neuf mois sur un lit d’hôpital, il avait surpris tout le monde en revenant à la compétition en buggy.

Au Dakar, l’Italien roule entouré de « ghost riders » (pilotes fantômes), « ses anges gardiens », comme il les appelle. « Ils sont trois : un devant, deux derrière. Ce sont les deux de derrière qui me portent si je tombe, parce que je suis attaché à ma moto. Celui de devant me guide. J’ai toute confiance en eux, ce sont mes meilleurs amis », confie le pilote. Il peut aussi compter sur le soutien de sa femme et de sa fille, présentes au Pérou, et d’un team composé de ses plus proches amis.

Au niveau technique, sa moto a été spécialement modifiée pour s’adapter à ses besoins : « Sur mon guidon, j’ai les commandes pour les freins arrière et les freins avant, le changement de vitesse et l’accélérateur. » Le reste, c’est son affaire. Il n’hésite pas à attaquer les dunes et veut jouer sa chance à fond. « Le désert, c’est ma zone de confort », affirme-t-il. « C’est normal pour moi. Je ne fais rien de spécial », martèle Dutto, qui compte bien aller au bout de son premier Dakar.

Mais l’essentiel est ailleurs : « Je suis tellement, tellement heureux d’être là ! Vivement la suite ! On va passer aux choses sérieuses. » La course est dans son ADN et il franchit les obstacles comme il passe les dunes. Avec une aisance déconcertante. « Rien ne me fait peur ! »

Nicholas McANALLY/AFP

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